Tout dépend du but recherché et à quel niveau on pratique :Marc a écrit :plutôt que d'épingler ces petites bêtes, pourquoi ne pas tenter de les photographier vivantes dans leur milieu naturel ? C'est un exercice passionnant qui permet tout autant d'apprendre à les connaître.
Si c'est de la "collectionnite" ou pour le côté "esthétique" c'est effectivement très discutable, les insectes ne sont pas des timbres.
Quand il faut mettre un nom sur la bonne espèce dans le cadre d'un inventaire faunistique par exemple (la demande d'Aurore semble au départ aller dans ce sens) ou s'il s'agit de se spécialiser, là c'est un autre problème : il arrive qu'il soit indispensable de conserver les spécimens pour une étude sérieuse au laboratoire. Sans être spécialiste du groupe abordé (je me fie simplement à mon expérience sur les papillons), avec plusieurs centaines d'espèces de Syrphes ou autres Diptères en France, ça m'étonnerait que de simples clichés suffisent toujours. Le passage au frigo, tu dois bien le savoir Olivier, parfois non plus : dans certains cas il faut disséquer.
Il faut savoir ce que l'on veut, mais une meilleure connaissance des espèces et de leur habitat est une base indispensable à l'établissement de toute mesure conservatoire. Il faut alors des données fiables, bien déterminées et la collecte peut être légitime. Dans tous les cas se rapprocher de personnes, comme le suggère Daniel, (ou de structures) "expertes" reconnues est une sage décision pour être aidé et/ou faire vivre la donnée.
Autre aspect auquel on est confronté lorsqu'on gère des données : la systématique évolue, la découverte et à la séparation d'espèces jumelles n'est pas exceptionnelle. On se retrouve parfois avec des données "caduques" en base sans pouvoir trancher sur l'identité du spécimen enregistré s'il n'a pas été conservé, bien entendu, c'est surtout le cas chez lez espèces les plus banales que l'on "connaît" donc que l'on ne conserve pas. Autre exemple, les données qualifiées de douteuses dans les catalogues et autres atlas de répartition faute de preuve physique indiscutable, etc.
La collection, raisonnée, est un mal pour un bien, un vrai dilemme pour l'entomologiste... La photographie est un outil complémentaire très appréciable mais à utiliser avec discernement.
C'est à voir François, essaye un peu sur les micro-spécimens avec des minuties au 1/10e.Chat_Mauve a écrit :Par contre, il est beaucoup plus facile et confortable d'attraper un insecte et de l'épingler que de passer une heure plié en trois à essayer d'en faire une photo potable.




