Je refuse de tuer une quelconque bestiole pour augmenter ma collection d'images ou contempler mon reflet dans une image exceptionnelle qui, en fin de compte, n'a pas d'autre fonction que d'être un faire valoir narcissique.
Sans doute avec la récompense espérée d'un" tribute" !!!
Je me sens visé et je trouve ça extrêmement blessant.
Jean, nous n'avons pas la même conception d'un forum.
(je t'ai envoyé un lien permettant de charger une carte très précise d'un de tes lieux favoris... cette attention m'a demandé deux heures de "boulot"... zéro réponse de ta part... )
La planète peut pourvoir aux besoins de tous, mais non pas satisfaire la cupidité de certains (Gandhi)
Re,
Bon, je pense que Pierre(K) aura un peu cerné les différents personnages du forum mais aussi entendu j'espère quelques réflexions sur le respect du vivant, réflexions qui me semblent tout à fait recevables et judicieuses !
J'insiste pour ma part sur les espèces protégées, pas touche ! (et une belle photo vivante, c'est le pied !)
Baguette a écrit :Pour les coléos et pas mal d'autres, le plus simple est un flacon avec un papier type sopalin imprégné d'acétate d'éthyle, son avantage est de ne pas durcir les tissus et les appendices, contrairement à l'alcool.
Quel que soit le moyen utilisé, il te faudra remettre les appendices en place comme le dit shrek avec épingles et papier collant dans la position désirée jusqu'à rigidification.
Pour l'acétate d'éthyle *, on peut se rabattre sur le dissolvant de vernis à ongle qui en contient (voir la composition sur le flacon).
Pour les fourmis et autres petits insectes, j'utilise (j'utilisais) un pinceau fin mouillé de ma salive pour remettre les membres et antennes en place. Ensuite faire sécher, à l'abri de la poussière !
Il est simple de se faire une petite boite de déshydratation avec des cristaux de (oublié le nom) récupérés dans les tubes de médicaments ou autres emballages.
* redoutablement efficace, contrairement à l'alcool ou le sujet se débat de longues secondes voir plutôt minutes ...
Hello
Nous sommes bien d'accord pour les espèces protégées... les bestioles que je vois pour la première fois, je les considère comme rares donc je suppose qu'elles sont protégées... les Doryphores de mon jardin (ou la Chrysomèle sacrifiée hier), là, je n'ai pas trop de scrupules (à l'endroit du prélèvement, il y en avait une dizaine, certaines copulaient, le tout dans quelques centimètres carrés de Menthe - je sais la valeur d'une station, une plante peut-être rare et protégée et pourtant, à mes pieds j'en compte des centaines de spécimens... mais il n'y en a que là... pour la Chrysomèle, je ne crois pas être dans ce cas)
Là, je suis en train de stacker une puce qui vient de tomber de la fourrure de la petite chatte que nous venons de récupérer... je l'ai scotchée sur une lame de verre et j'ai presque un certain plaisir à la voir morte
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Merci à Patrick (Pat19) pour avoir par certaines de ces remarques et aux membres du forum par certaines de leurs réponses permis de faire de l'éducation sur ce sujet.
- Les quelques milliers d'entomologistes de par le monde collectent pour faire avancer la connaissance des invertébrés. Leur finalité n'est pas la destruction du monde vivant, en général bien au contraire. La quantité d'insectes ou d'invertébrés présents dans les collections est négligeable par rapport aux populations locales lors des prélèvements (en général).
- Un automobiliste tue environ plusieurs centaines d'insectes en une heure de route en pleine campagne (variable en fonction de l'heure et de la richesse locale).
- Faire des belles images d'insectes et en montrer la beauté sur les forums apporte plus pour la cause des insectes que de ne rien montrer.
- Lorsque l'on prélève une bestiole dans son jardin ou dans son environnement, statistiquement c'est rarement le dernier spécimen d'une espèce en voie d'extinction. Ce serait plutôt une espèce très banale, ou disons très commune. La contribution des quelques naturalistes présents et à venir exerce donc en général une pression infime, et cela sur la faune la plus populeuse.
- C'est la raréfaction des biotopes qui fait disparaitre des espèces sensibles et pas les quelques naturalistes photographes, voire entomologistes de terrain.
Ceci dit :
- Tuer pour le plaisir n'est évidement pas ce qui est recommandé sur ce forum.
- Tuer ou pas un insecte pour le besoin d'une photographie posera toujours un problème de conscience au photographe. Le problème est plutôt là et pas ailleurs.
Bonjour Didier,
Merci pour cette synthèse.
J'ajouterai juste (sous forme de plaisanterie) : Le biologiste (ou naturaliste) a souvent de la peine à se regarder soi-même, il préfère observer les autres espèces, qui d'ailleurs lui renvoi de nombreuses informations !
Merci aux entomologistes pour vos mises au point.
Je pense aussi qu'il y a collection et collection... j'avoue être perplexe devant des vitrines où l'on voit xxx variants d'une même espèce.
J'espère que ce temps est révolu
Je suppose aussi qu'y voir un insecte rare (et protégé ), ça ne doit plus trop se faire. Non ?
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Bonsoir Frédéric, tous,
D'accord avec toi pour les "collectionneurs de timbres": les xxx variétés-formes-aberrations d'un taxon ne devraient en aucun cas figurer dans des collections privées.
Par contre, elles sont indispensables dans les collections académiques (ou dans celles d'amateurs experts, vrais spécialistes d'un groupe précis), puisque c'est aussi grâce à celles-ci que des révisions taxonomiques sont faites... En passant, et pour reprendre un exemple que tu as cité, je préfère de loin cette pratique à celle qui consiste désormais à mettre les bestioles (et beaucoup, et souvent en plus mal déterminées auparavant!!!!!) en bouillie pour en extirper un bout de séquence...
Les insectes protégés n'ont pas leur place non plus en collection de simple et seule volonté d'esthétisme, ou pire, de spéculation financière (il faut d'ailleurs de toutes façons une autorisation de capture, pas facile à obtenir, car il faut quand même décliner les motifs, et qu'ils soient sérieux, pour chasser ceux-ci).
Une remarque double au passage:
1- la bonne solution serait la protection des milieux menacés, mais pour obtenir ces classements, il faut que le lieu concerné héberge des "espèces protégées": c'est un peu le chat qui se mord la queue, mais c'est ainsi, et donc, on se débrouille pour faire classer des taxons comme "à risque" aux fins de protéger un lieu remarquable. Un peu absurde, mais bon... Je me souviens par exemple avoir "sauvé" de la pelleteuse d'un gros aménageur un bout de forêt parce qu'il y avait en son sein une mare, hébergeant des tritons crétés... Ce fut le seul moyen futé, mais on a gagné!
2- attention à la notion de rareté, c'est bien compliqué comme problème: le papillon Parnassius apollo par exemple est considéré comme "rare", mais il pullule dans les localités normales qu'il colonise... Il est rare à l'échelle du territoire français, mais fréquent dans les Alpes ou dans le Massif Central.
Pour plus gros par exemple, idem pour la vipère d'Orsini (entre 1400 et 1450m d'altitude, sur la face nord du mont V****, sous les buissons de génévriers nains... et là, il y en a! ).
On peut revenir sur le sujet, c'en est un qui me titille menu!
Voilà, un entomo. de plus qui va dans le même sens...
Bonne soirée!
Amicalement
Gérard
"Peu importe le grand nombre de cygnes blancs que nous puissions avoir observé, il ne justifie pas la conclusion que tous les cygnes sont blancs"
(Karl Popper, 1973)
Hello
A propos de rareté.
C'est aussi ce que je disais sur la notion de "station"... l'espèce est ultra-rare (normal, il n'y en a que là), mais on en voit tant à l'endroit dit...
Pour le "serpent qui se mord la queue", j'imagine le choix cornélien.
Difficile de faire un prélèvement pour confirmer de la rareté d'une espèce (et paf, on trucide la dernière femelle)
En tout cas, bravo pour le coup du Triton crêté (et hop, une petite introduction en douce...)
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