NDLR
La ‘Galérucelle de la viorne’ est un coléoptère de la famille des Chrysomelidae, sous-famille des Galerucinae.
Cette sous-famille compte de nombreux genres : Adimonia, Agelastica, Galeruca, Galerucella, Lochmaea, Sermylassa et j’en passe… Voici un extrait d’une planche entomologique :
L’insecte est largement documenté dans l’hémisphère Nord : https://www.gbif.org/species/1048933
Sa larve phytophage exploite les feuilles de viornes comme Viburnus opulus, V. lantana ou V. tinus.
Elle grignote voracement le limbe des feuilles de viorne en ménageant les nervures. Mais ici, nous écrirons simplement Viburnus species car il existe plus de 150 espèces du genre sans même parler des nombreux cultivars ! Restons-en là, sans l’outrecuidance d’oser l’espèce.
Il s’agit d’une observation ‘at home’, au jardin, dans une haie (Percy, Manche) : Les imagos émergent de juin à octobre sous nos climats tempérés.
Taxonomie :
Initialement le basionyme était Galeruca viburni Paykull, 1799. En 1865, l’espèce est déplacée dans un nouveau genre avec une espèce unique : genre Pyrrhalta Joannis, 1865. Voir ici :
JOANNIS, L. DE 1865. Monographie des Galérucides d'Europe, du Nord de l'Afrique et de l'Asie. Tribu des Galérucides. L'Abeille 3[1866]
Jeux des étymologies :
Rémy PERRIER, 1932 indique une origine latine pour Galeruca soit galeus, casque & eruca, chenille… donc ‘chenille armée d’un casque’. Allusion probable à la capsule céphalique de la larve. Cependant, les vraies chenilles de Lépidoptères et les fausses chenilles d’Hyménoptères montrent toutes également ce ‘casque’ céphalique. L’explication semble douteuse.
Léon de JOANNIS nous propose une autre hypothèse pour Galeruca : du grec γαλερώς , galeros en graphies latines, soit ‘tranquille, avec calme, sérénité’, allusion probable au mode de vie de ces coléoptères qui sont très peu mobiles et semblent fort éloignés de toute futile agitation.
L’origine de taxon générique Pyrrhalta est plus limpide : du grec πυρρος, pyrros en graphies latines soit ‘d’un rouge de feu’ et αλτικος, alticos ou halticos ‘qui fait des sauts’ comme les Altises (anciennement Haltises) qui sont des Chrysomélidés sauteurs. Cependant, l’imago est roux et non rouge-vif. De plus, les quelques spécimens que j’ai pu observer n’étaient guère sauteurs et n’avaient pas cette conformité des fémurs postérieurs renflés que l’on observe chez les vraies Altises capables de bonds importants. Il s’agit sans doute là d’une licence poétique ou bien l'auteur avait quelque peu surévalué les capacités saltatoires de l'animal. – voir ici : viewtopic.php?p=125120#p125120
Note : cette espèce a déjà été présentée en 2011 ici : viewtopic.php?p=42829&hilit=Pyrrhalta#p42829
Les dégâts étaient également importants sur les viornes. Il avait même été question de l’utilisation de pesticides interdits mais encore en stock à l’époque !


