Le dépôt de cette auge mal drainée, une sorte de sapropèle, est d’une grande richesse en microorganismes :
Animaux : rotifères, nématodes, tardigrades, thécamibes et amibes nues (en nombre celles-ci d’où précautions d’usage lors de la confection des lames)
Végétaux : Microspora (nombreux filaments enchevêtrés), euglénophytes, dinoflagellés, diverses espèces de diatomées dont Hantzschia et Pinnularia
Cyanobactéries : plusieurs espèces de Oscillatoria, Lingbya, Nostoc, Anabaena et j’en passe… Quel ‘bouillon’ !
Les lames montrent une pullulation de Dinophytes Gymnodiniales très actifs et rapides. Les clichés sont faits après adjonction de lugol pour les stopper. Impossible autrement de faire des clichés.
Les cellules sont pourvues de deux flagelles, un transversal (Ft) l’autre longitudinal (pas mis en évidence sur les clichés). Ici, les cellules sont nues (Gymnodiniales) ; la paroi n’est pas armée d’une thèque bivalve constituée de plaques cellulosiques juxtaposées comme chez les Peridinium par exemple.
Les genres sont nombreux, les espèces aussi. Il pourrait s’agir ici d’une espèce du genre Woloszynskia mais sans aucune certitude. Mais cela n'est pas bien important... le principal n'est-il pas le plaisir du microscope ?


