Bonjour Jean Pierre
Il semble que dès qu’elles possèdent 6 secteurs on les met toutes dans le même sac !
Il y a plusieurs caractères pouvant être pris en compte pour séparer les différentes espèces: le nombre de processus, le nombre d'aréoles, l'aspect de zones hyalines, la striation de la marge externe, l"aspect de la zone centrale, la différence de structure des secteurs élevés par rapport aux secteurs bas....
Ces différents points ont été utilisés par les auteurs pour définir espèces et sous espèces: la consultation de Schmidt est édifiante car on y trouve souvent des petits commentaires invalidant les espèces nommées par d'autres.
Hustedt également remet souvent en cause la réalité de certaines espèces.
En relevant le problème du nombre de processus, tu mets le doigt sur un de ces caractères pris en compte par certains auteurs pour créer une espèce et réfutés par d'autres.
En effet Schmidt a considéré que la présence de 6 processus justifient la création d' espèces nouvelles. Il a ainsi crée A.delectus et A.areolatus qui en outre possède encore d'autres caractères spécifiques selon l'auteur.
Hustedt en démontrant que l'on peut trouver dans une même population des valves avec 3 ou 6 processus invalide ces taxons et en fait des synonymes de A.undulatus Bailey qui après recherches correspond à A.senarius.
Viennent se greffer ici en plus toutes les espèces fossiles qui souvent , selon les sites, possèdent des caractères particuliers ....
Avec du matériel frais, il est possible de faire des cultures pour analyser la constance de certains caractères, mais avec du matériel fossile cela est impossible.
La consultation des atlas ne peut en aucun cas remplacer l'étude d'une espèce à partir d'une monographie traitant spécifiquement le genre .
Je ne sais si un tel ouvrage existe pour les Actinoptychus ...
Ton exemplaire avec ces grosses aréoles et cette striation marginale grossière, rejoint celui de Päule
http://www.lenaturaliste.net/forum/view ... 258&t=5879 et aussi celui-ci :
http://www.lenaturaliste.net/forum/view ... 258&t=4221 .
Ces spécimens ne répondent pas tout à fait à la description de Hustedt pour A.senarius , si ce n'est que par la présence des petites zones hyalines situées à l'extrémité des 6 rayons, le nombre d'aréoles (pour Hustedt 4/10µm) et le nombre de stries de la marge (12/10µm pour Hustedt).
Ici nous sommes déjà plus prè de "vrai" A.senarius :
http://www.lenaturaliste.net/forum/view ... =90&t=2751 et
http://www.lenaturaliste.net/forum/view ... =90&t=2751