Bonjour Marc, tous,
Si tu as envie d'aller au Cap Vert, je suis à ta disposition pour te donner des conseils. N'hésite pas. Je ne pense pas qu'il y ait eu une déforestation massive pour la bonne et simple raison qu'il n'y avait quand même pas trop de forêts. L'usage du bois local, essentiellement l'acacia et le palmier, reste traditionnel et familial ...

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De même le surpâturage, il n'y a pas grand'chose à pâturer ! D'autant plus que ces îles subissent une grande sécheresse prolongée : à Fogo, il n'a pratiquement pas plu depuis 2013... Ces vaches paissent sur le bord de la piste d'un ancien aérodrome désaffecté parce que trop dangereux à cause du vent, à Brava, le vent qui déssèche tout : tu constateras qu'elles n'ont pas grand'chose à se mettre dans la panse, et ce n'est pas le héron garde-boeufs
Bubulcus ibis (Linnaeus, 1758) qui dira le contraire.

- L-7618 Vache et héron-garde-boeufs ex-aérodrome-Faja d'Agua-Brava 180415.jpg (127.82 Kio) Vu 5067 fois
Non, ce que j'ai perçu comme menaces de différents ordres et d'acuité variées, bien sûr, c’est une prolifération des sectes, phénomène banal en pays pauvre, c'est une relative surexploitation halieutique (les langoustes et les cigales de mer récupérées en plongée pour satisfaire les touristes et les restaurateurs, le régime alimentaire des capverdiens faisant la part belle au poisson). C'est encore la gestion des déchets, ou plutôt la non-gestion des déchets, en décharges à l'air libre, avec des gamins qui récupèrent.

- L-7750 Décharge publiqueSao Felipe, Fogo170415.jpg (113.87 Kio) Vu 5054 fois
Autres menaces sur la société capverdienne : le retour au pays des membres de la diaspora, en particulier étasuniens, qui ont fait fortune là-bas et affichent une insolente différence de niveau et de mode de vie en rentrant au pays (je n'ai pas de photo). Enfin, les investissements étrangers qui se portent sur le tourisme de masse : sur certaines îles (pas toutes, dépêche-toi, il y en a encore quelques une d'épargnées) le nombre d'hôtels de luxe qui poussent sur la plage de Santa Maria à Sal comme champignons en automne (chez nous, bien sûr) est effarant. Mon premier voyage à Sal en 1996, il y avait un seul hôtel sur la plage de Santa Maria, aujourd'hui, il y en a une quinzaine plus des "resorts" un peu plus loin : le front de mer est bétonné. En somme ils sont en train de faire les mêmes lamentables c... que nous sur la côte d'Azur, l'Espagne aux Canaries, la Grèce ... etc. De ce point de vue, deux îles à fuir, Sal et Boa Vista.
Amis naturalistes, il y a encore de la place au Cap Vert pour accéder à une nature sauvage et captivante, mais cela ne va peut-être pas durer.
Cordialement
Gérard Breton.