Le débat suite à la présentation du chardon commun par Miss Dutilleul (mère ou fille, je ne sais plus très bien
On nous vends des produits de qualité inférieure, des hybrides qui n'ont pas les qualités de la vraie cœur de bœuf mais reviennent beaucoup moins cher aux producteurs et profitent d'effets de mode.
Soit, c'est vrai.
Mais dans le même article je lis :
"Ce que l’on appelle "cœur de bœuf" sont à 90% des produits insipides, creux, à la peau épaisse et de consistance farineuse, s’indigne Alain Cohen, grossiste à Rungis. La véritable cœur de bœuf est savoureuse, molle quand elle est mûre et ne se conserve pas plus de trois jours".
et
L’enjeu économique est considérable quand on sait que les variétés croisées ont un rendement cinq à six fois plus efficace à l’hectare.
Quel serait le prix de reviens de vraies cœurs de bœuf, 5 à 6 fois plus ?
Et pour un produit qui ne se conserve que quelques jours, ce qui devrait logiquement encore faire augmenter les coûts.
Est-ce que tous les consommateurs pourraient se le permettre ?
J'en doute fort.
Les petits revenus qui n'ont pas de jardin ou d'amis jardiniers risquent de ne jamais connaître le goût de la vraie cœur de bœuf.
Que l'agroalimentaire se livre à de lamentables et dangereux excès est indéniable mais je ne pense pas du tout que ces pratiques puissent être éradiquées pour le bien de tout le monde.
Par contre il est effectivement scandaleux de vendre sous nom de cœur de boeuf des hybrides.
Mais nous ne vivons pas en vase clos et nos politiques semblent toujours vouloir céder à l'hégémonisme américain qui désire fortement supprimer les appellations contrôlées et produits d'origine européens. On aura ainsi du véritable Bordeaux produit en Chine, du vrai Champagne californien ou ukrainien, de l'authentique Mont-Dore indien... donc pourquoi pas de la cœur de bœuf qui n'en est pas vraiment.
Le cornichon indien est 40% moins cher que le ,cornichon français et c'est surtout lui qu'on trouve dans nos bocaux; main d’œuvre bon marché probablement mais si les producteurs français veulent reconquérir le marché, ils utiliseront force hybrides ou OGM, produits phytosanitaires, main d’œuvre sous payée...
Je connaissais un pakistanais qui vendait des roses à la sauvette lorsqu'il ne trouvait pas à se faire embaucher comme saisonnier sous payé plus ou moins (et plutôt plus que moins) au black en France ou en Espagne.
Amicalement
Pierre M.


