loque américaine
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Tessa
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loque américaine
bonjour
la loque américaine est une maladie très contagieuse des abeilles, j'aimerai des conseils sur la méthode pour le contrôle de sa présence dans du miel
merci
jc
la loque américaine est une maladie très contagieuse des abeilles, j'aimerai des conseils sur la méthode pour le contrôle de sa présence dans du miel
merci
jc
- Laurent
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- Prénom : Laurent
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Re: loque américaine
Et moi qui pensais que la loque américaine était un gros bonhomme qui boit des bières et mange des pizzas en regardant le superball affalé dans un canapé ! Et je découvre que c'est une maladie contagieuse 
- DanielCrabbé
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Re: loque américaine
Bonjour Jean-Claude,
Je n'avais jamais entendu parler de cette maladie.
Je me suis un peu informé sur le net, et la détection ne semble pas simple.
Voici un document de l'ULG mentionnant la méthode. Seule une partie des tests sont à la portée de l'amateur.
http://www.facmv.ulg.ac.be/amv/articles ... 3_4_03.pdf
N'existe-t-il pas des labos effectuant ces tests ?
Amicalement
Daniel
Utilisateur nomade (via mobile device)
Je n'avais jamais entendu parler de cette maladie.
Je me suis un peu informé sur le net, et la détection ne semble pas simple.
Voici un document de l'ULG mentionnant la méthode. Seule une partie des tests sont à la portée de l'amateur.
http://www.facmv.ulg.ac.be/amv/articles ... 3_4_03.pdf
N'existe-t-il pas des labos effectuant ces tests ?
Amicalement
Daniel
Utilisateur nomade (via mobile device)

Amicalement.
Daniel Crabbé
Olympus BH2 fond noir, contraste de phase et contraste interférentiel - 4X, 10X, 20X et 100X D Plan - 10x, 20X, 40X et 100X S Plan - 2x S Plan FL - 40X, 100X S Plan Apo - 10X, 20X, 40X et 100X Phase positif A Pl - 40X Phase négatif A NH
Clone Paralux L3000 Trino Obj 4-10-20-40-100 planachromatiques infinis
Clone Paralux XLT 745
Inversé chinois infini à lumière transmise - 4X, 10X, 20X Contraste de phase, 40X.
"Macroscope numérique" zoom 0.7 à 4.5 X.
Daniel Crabbé
Olympus BH2 fond noir, contraste de phase et contraste interférentiel - 4X, 10X, 20X et 100X D Plan - 10x, 20X, 40X et 100X S Plan - 2x S Plan FL - 40X, 100X S Plan Apo - 10X, 20X, 40X et 100X Phase positif A Pl - 40X Phase négatif A NH
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Inversé chinois infini à lumière transmise - 4X, 10X, 20X Contraste de phase, 40X.
"Macroscope numérique" zoom 0.7 à 4.5 X.
Re: loque américaine
Bonjour,
dans le miel, seuls les spores de la bactérie Paenibacillus larvae sont présents.
Rappel: pour qu'ils y soient présents, il est obligatoire que la colonie à l'origine de la fabrication du miel soit infectée. C'est bien visible. Là, il est évident que les ruches à cadres que l'apiculteur peut ouvrir permettent un contrôle permanent du couvain.
Mais dans quelle mesure l'ouverture très fréquente de la ruche affaiblie la colonie ? (toutes les ruches ne se prêtent pas à ce type de manipulation : les Warrés conduites sur barettes ne le permettent pas...)
Revenons à ta question : il est difficile de contrôler la présence des spores dans le miel. Il faudrait diluer celui-ci, centrifuger, filtrer et mettre en culture.
Que faire?
Quelques éléments de réponse :
- une ruche touchée présente une odeur particulière caractéristique
- une ruche touchée devra être supprimée : colonie et cadres sont brulés. La caisse de ruche passée au bain de paraffine 160°C durant 20 minutes, voire brulée aussi, c'est plus sûr quand on connait la résistance des spores...
- le miel d'une ruche atteinte ne doit pas être récolté, mais détruit... si si.
- les spores ne se conservent pas indéfiniment dans le miel. On ne devrait donner en complément d'alimentation aux abeilles que des miels de plus de 2 ans, conservés à température ambiante (et pas au frais).
J'ose insister sur le fait que la loque est signe d'une ruche surexploitée, mal protégée, nourrie au sucre de betterave ou de mais. Que ce sucre soit inverti ne change rien. Et récolter le pollen (les fameuses trappes à pollen) induit des carences de proteines/minéraux/vitamines du couvain.
Deuxio, les espèces d'abeilles "sélectionnées" qui sont incapables de réguler ponte et population en cas de disettes de pollen présentent un risque élevé d'attraper la loque, pour les mêmes raisons.
dans le miel, seuls les spores de la bactérie Paenibacillus larvae sont présents.
Rappel: pour qu'ils y soient présents, il est obligatoire que la colonie à l'origine de la fabrication du miel soit infectée. C'est bien visible. Là, il est évident que les ruches à cadres que l'apiculteur peut ouvrir permettent un contrôle permanent du couvain.
Mais dans quelle mesure l'ouverture très fréquente de la ruche affaiblie la colonie ? (toutes les ruches ne se prêtent pas à ce type de manipulation : les Warrés conduites sur barettes ne le permettent pas...)
Revenons à ta question : il est difficile de contrôler la présence des spores dans le miel. Il faudrait diluer celui-ci, centrifuger, filtrer et mettre en culture.
Que faire?
Quelques éléments de réponse :
- une ruche touchée présente une odeur particulière caractéristique
- une ruche touchée devra être supprimée : colonie et cadres sont brulés. La caisse de ruche passée au bain de paraffine 160°C durant 20 minutes, voire brulée aussi, c'est plus sûr quand on connait la résistance des spores...
- le miel d'une ruche atteinte ne doit pas être récolté, mais détruit... si si.
- les spores ne se conservent pas indéfiniment dans le miel. On ne devrait donner en complément d'alimentation aux abeilles que des miels de plus de 2 ans, conservés à température ambiante (et pas au frais).
J'ose insister sur le fait que la loque est signe d'une ruche surexploitée, mal protégée, nourrie au sucre de betterave ou de mais. Que ce sucre soit inverti ne change rien. Et récolter le pollen (les fameuses trappes à pollen) induit des carences de proteines/minéraux/vitamines du couvain.
Deuxio, les espèces d'abeilles "sélectionnées" qui sont incapables de réguler ponte et population en cas de disettes de pollen présentent un risque élevé d'attraper la loque, pour les mêmes raisons.
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Tessa
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Re: loque américaine
Merci pour vos réponses
je réponds à vos questions
je ne sur exploite pas mes ruches, pas de trappes à pollen, pas de prélèvement dans le corps même de la ruche, j'ai un petit ruché de 6 ruches (WBC et Dadant) dans une nature de qualité, très peux de culture, juste de l'élevage car le sol est fort pauvre (Famenne vient de famine)
j'ai visité mes ruches, pas de couvain qui file, pas d'odeur, et une activités normale
quelques cas de loque américaine ont été signalé, dont un à 15 km de mon rucher. ca me tracasse, et comme j'ai un microscope, je me demandais si il était possible de vérifier la présence de spores.
je réponds à vos questions
je ne sur exploite pas mes ruches, pas de trappes à pollen, pas de prélèvement dans le corps même de la ruche, j'ai un petit ruché de 6 ruches (WBC et Dadant) dans une nature de qualité, très peux de culture, juste de l'élevage car le sol est fort pauvre (Famenne vient de famine)
j'ai visité mes ruches, pas de couvain qui file, pas d'odeur, et une activités normale
quelques cas de loque américaine ont été signalé, dont un à 15 km de mon rucher. ca me tracasse, et comme j'ai un microscope, je me demandais si il était possible de vérifier la présence de spores.
Re: loque américaine
OK.
Bien avant de trouver des spores dans ton miel, tu verras un couvain malade typique.
Une ruche en bonne santé, bénéficiant d'une source pollen+nectar quasi permanente, est bien évidemment plus résistante.
Les ruches surexploitées, carencées, constituent une porte ouverte à toutes les maladies.
Néanmoins, attention à l'introduction de cadres étrangers (achat de colonies par exemple), aux vieilles cires (3 ans maxi), aux feuilles de cires de provenance incertaine. La loque est une des maladies typique des ruches à cadres.
On retiendra : on recherche les spores dans des miels d'importation, venant de pays où on autorise la lutte contre la loque à l'aide de grands coups d'antibiotiques. Mais un spore est petit, inerte, et un simple corpuscule ne constitue pas pour antant une preuve.
Bien avant de trouver des spores dans ton miel, tu verras un couvain malade typique.
Une ruche en bonne santé, bénéficiant d'une source pollen+nectar quasi permanente, est bien évidemment plus résistante.
Les ruches surexploitées, carencées, constituent une porte ouverte à toutes les maladies.
Néanmoins, attention à l'introduction de cadres étrangers (achat de colonies par exemple), aux vieilles cires (3 ans maxi), aux feuilles de cires de provenance incertaine. La loque est une des maladies typique des ruches à cadres.
On retiendra : on recherche les spores dans des miels d'importation, venant de pays où on autorise la lutte contre la loque à l'aide de grands coups d'antibiotiques. Mais un spore est petit, inerte, et un simple corpuscule ne constitue pas pour antant une preuve.
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Tessa
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Re: loque américaine
merci pour tes réponses
je n’achète jamais d'abeilles, j'en vends plutôt, j'ai donné à notre école deux essaims ce printemps, je n'ais plus de place mon rucher est complet
je vais transvaser une ruche wbc demain, car les wbc sont sur deux corps, et je ne vais que très rarement dans le corps du bas, elles auront une toute nouvelle ruche, toute propre
je n’achète jamais d'abeilles, j'en vends plutôt, j'ai donné à notre école deux essaims ce printemps, je n'ais plus de place mon rucher est complet
je vais transvaser une ruche wbc demain, car les wbc sont sur deux corps, et je ne vais que très rarement dans le corps du bas, elles auront une toute nouvelle ruche, toute propre
Re: loque américaine
Tu peux passer le corps vide à la flamme ainsi que le futur plateau, c'est assez efficace.
Néanmoins, ruche surexploitée ou pas, le varroa constitue de nos jours la menace numéro un. Les virus transmis à la colonie l'affaiblisse, c'est une porte d'entrée à toutes les formes de sur-infections, la loque américaine en constituant une parmi d'autres...
Néanmoins, ruche surexploitée ou pas, le varroa constitue de nos jours la menace numéro un. Les virus transmis à la colonie l'affaiblisse, c'est une porte d'entrée à toutes les formes de sur-infections, la loque américaine en constituant une parmi d'autres...
Re: loque américaine
Bonsoir
Pour une fois Alain, avec le respect que je te dois, c'est moi qui vais pousser un coup de gueule!
1 - la loque américaine a toujours existé et était très redouté de tout temps! PERRET MAISONNEUVE en parle déjà abondamment dans son ouvrage de 1926 et on ne peut pas dire que l'apiculture intensive, les pesticides, le varroa, les facteurs de stress moderne et l’affaiblissement de la ressource étaient responsables en 19026!
2 - Les facteurs de propagations de la loques,les spores sont TRES RESISTANTES et PRESENTES EN PERMANENCE DANS TOUTES LES COLONIES A L'ETAT DE TRACE!
3 - La présence de loque européenne déclarée, moins grave que l'américaine est dans la plupart des cas consécutive à une carence protéique. c'est souvent la maladie de printemps bien connue des apiculteurs provençaux au printemps quand les colonies bien développées doivent faire face à une insuffisance temporaire de sources de pollen. le plus souvent, les colonies se rétablissement seules sans traitement ou intervention de l'homme. Ce n'est pas le cas de la loque américaine. mais il arrive que les deux maladies se manifestent en même temps.
4 - J'ai subi une attaque de loque en 2012-2013 sur mon (petit) rucher: 4 ruches présentaient des symptomes sur 10 en septembre 2012, confirmés par une analyse microbiologique (bactéries faciles à identifier) J'ai donc suivi à la lettre le protocole conseillé par le vétérinaire dont pour commencer: déclaration obligatoire au GDS de mon département qui fait prendre un arrêté préfectoral diffusé dans toutes les communes à 10 km du rucher.
5 - Le traitement: SOUS CONTRÔLE VÉTÉRINAIRE: antibiotique (streptomycine je crois) (oui, je n'ai pas honte de le dire, quand les écolos ont une septicémie ils acceptent aussi les antibiotiques plutôt que de passer l'arme à gauche!!!) en septembre pour stopper la mortalité du couvain préjudiciable à l'hivernage. Au printemps: re-antibiotique (protocole suivi par le véto sur place) puis opération OBLIGATOIRE vers la fin mars: TRANSFERT DE LA COLONIE SEULE VERS UNE AUTRE RUCHE DÉSINFECTÉE ÉQUIPÉE DE CADRES DE CIRE GAUFFREE, par la méthode de l'expulsion par l'avant sans contact des ruches. Ceci pour toutes les ruches du rucher.
Ensuite: DESTRUCTION DE TOUS LES CADRES PAR LE FEU ( opération insupportable pour un apiculteur: les cadres de couvains pleins jusqu'au bord) (toujours sous contrôle vétérinaire + photos), désinfection par le feu des ruches en bois et de tous les accessoires (plateaux, couvre-cadres-toits, hausses utilisées l'année même)
Conclusion, 15 jours après le transfert, dans la plupart des ruches: 10 cadres bâtis dont 8 cadres pondus + couvain, c'était des BUCKFAST. mais comme le mois d'avril 2013 était pourri j'ai dû nourrir tous les deux ou trois jours + protéines. résultat: RÉTABLISSEMENT TOTAL et je n'ai plus entendu parler des la loque. Mais je reste vigilant sur l'état du couvain, toutes les odeurs suspectes, tous comportements bizarres. Bref, JE SURVEILLE.
Donc en résumé il est faux de dire qu'on doit TOUT DÉTRUIRE! Si l'apiculteur détecte la maladie sur une seule ruche, OUI il a intérêt a la détruire, bruler le contenu et désinfecter ce qui reste mais s'il ne déclare pas la loque à son vétérinaire, il est en infraction avec la loi. S'il constate plusieurs cas, il peut, en urgence, si la saison le permet (avant juillet) passer ses colonies sur ruches neuves, et cire gaufrée, c'est le minimum à faire et dans certains cas CA PEUT SUFFIRE mais gare, il peut retrouver une récidive dans les mois qui suivent!
Le vétos qui connaissement bien la maladie pensent qu'il peut exister des essaims sauvages installés dans un creux d'arbre, un vieux poteau, une veille ruine, essaim qui dépérit par la loque, contamine les environs, puis et périodiquement l'emplacement est repris par un nouvel essaim qui assurera le repiquage de la maladie. etc...
Que la cause du déclenchement de la maladie soit attribuée au stress, refroidissement du couvain (c'est la dernière théorie à la mode), baisse des ressources en pollen, pesticides (forcément, il faut bien les caser dans un cas aussi grave
) c'est possible, probable j'en doute, certain j'en doute encore plus. A mon avis, il vaut mieux chercher du côté des petits apiculteurs qui négligent leurs ruches (ce sont les mêmes que ceux qui n'adhèrent pas à un syndicat ou vendent leur miel au black sur les marchés), des essaims sauvages voir même des apiculteur professionnels qui ne s'emm..... pas et traitent systématiquement en catimini leurs ruches chaque année.
Avoir peur de la loque? non, je ne crois pas, tous les ruchers peuvent être touchés un jour ou l'autre! la seule prévention: SURVEILLANCE ET DÉTECTION PRÉCOCE!
- il faut détecter les odeurs suspectes (il y a plusieurs catégories, chez moi ce n'étaient pas celles signalées par la littérature, plutôt une odeur fétide, aigrelette qui n'a rien à voir avec l'odeur que l'on ressent à l'approche d'un rucher.
- Visiter les corps (état du couvain) au moins deux ou trois fois dans l'année et chaque fois qu'il y a un signe suspect.
- Changer de corps dès la première alerte. C'est ce que j'ai fait il y a 8 jours mais c'était une fausse alerte.
Je ne crois pas à la surveillance des spores dans le miel; comme on dirait dans le SUD OUEST, c'est du pipeau!
Quant au traitement par des antibiotiques, ils sont interdit par la loi en dehors d'un contrôle vétérinaire. On peut discuter de cette pratique qui fait horreur aux écolos mais face au désastre, comme toujours, j'attends qu'ils proposent des solutions alternatives EFFICACES pour régler le problême.
Ce printemps, j'ai connu la "maladie noire", depuis janvier sur des colonies fortes avec de belles réserves. Le stress? En janvier, personne ni rien ne vient les emm.... sauf moi pour contrôler leurs sorties, sans les toucher bien entendu! Cette saletée de vérole (virus) se traduit par une mortalité + ou - importante devant la ruche (de 50 à 150-200 abeilles par jours! Au total ça fait des pertes! Heureusement moins lourdes et avec peu de conséquence au printemps, mais je redoute septembre. Pas de remède: si la maladie dure trop, alors c'est la DESTRUCTION DE LA COLONIE qui s'impose donc ce sera la destruction complète de mon rucher!!!! Finalement, je préfère la loque!
Désolé d'avoir été si long, mais j'ai préféré parler de mon expérience sur le sujet évoqué, même si lenaturaliste n'est pas un site spécialement dédié à l'apiculture.
Pour une fois Alain, avec le respect que je te dois, c'est moi qui vais pousser un coup de gueule!
1 - la loque américaine a toujours existé et était très redouté de tout temps! PERRET MAISONNEUVE en parle déjà abondamment dans son ouvrage de 1926 et on ne peut pas dire que l'apiculture intensive, les pesticides, le varroa, les facteurs de stress moderne et l’affaiblissement de la ressource étaient responsables en 19026!
2 - Les facteurs de propagations de la loques,les spores sont TRES RESISTANTES et PRESENTES EN PERMANENCE DANS TOUTES LES COLONIES A L'ETAT DE TRACE!
3 - La présence de loque européenne déclarée, moins grave que l'américaine est dans la plupart des cas consécutive à une carence protéique. c'est souvent la maladie de printemps bien connue des apiculteurs provençaux au printemps quand les colonies bien développées doivent faire face à une insuffisance temporaire de sources de pollen. le plus souvent, les colonies se rétablissement seules sans traitement ou intervention de l'homme. Ce n'est pas le cas de la loque américaine. mais il arrive que les deux maladies se manifestent en même temps.
4 - J'ai subi une attaque de loque en 2012-2013 sur mon (petit) rucher: 4 ruches présentaient des symptomes sur 10 en septembre 2012, confirmés par une analyse microbiologique (bactéries faciles à identifier) J'ai donc suivi à la lettre le protocole conseillé par le vétérinaire dont pour commencer: déclaration obligatoire au GDS de mon département qui fait prendre un arrêté préfectoral diffusé dans toutes les communes à 10 km du rucher.
5 - Le traitement: SOUS CONTRÔLE VÉTÉRINAIRE: antibiotique (streptomycine je crois) (oui, je n'ai pas honte de le dire, quand les écolos ont une septicémie ils acceptent aussi les antibiotiques plutôt que de passer l'arme à gauche!!!) en septembre pour stopper la mortalité du couvain préjudiciable à l'hivernage. Au printemps: re-antibiotique (protocole suivi par le véto sur place) puis opération OBLIGATOIRE vers la fin mars: TRANSFERT DE LA COLONIE SEULE VERS UNE AUTRE RUCHE DÉSINFECTÉE ÉQUIPÉE DE CADRES DE CIRE GAUFFREE, par la méthode de l'expulsion par l'avant sans contact des ruches. Ceci pour toutes les ruches du rucher.
Ensuite: DESTRUCTION DE TOUS LES CADRES PAR LE FEU ( opération insupportable pour un apiculteur: les cadres de couvains pleins jusqu'au bord) (toujours sous contrôle vétérinaire + photos), désinfection par le feu des ruches en bois et de tous les accessoires (plateaux, couvre-cadres-toits, hausses utilisées l'année même)
Conclusion, 15 jours après le transfert, dans la plupart des ruches: 10 cadres bâtis dont 8 cadres pondus + couvain, c'était des BUCKFAST. mais comme le mois d'avril 2013 était pourri j'ai dû nourrir tous les deux ou trois jours + protéines. résultat: RÉTABLISSEMENT TOTAL et je n'ai plus entendu parler des la loque. Mais je reste vigilant sur l'état du couvain, toutes les odeurs suspectes, tous comportements bizarres. Bref, JE SURVEILLE.
Donc en résumé il est faux de dire qu'on doit TOUT DÉTRUIRE! Si l'apiculteur détecte la maladie sur une seule ruche, OUI il a intérêt a la détruire, bruler le contenu et désinfecter ce qui reste mais s'il ne déclare pas la loque à son vétérinaire, il est en infraction avec la loi. S'il constate plusieurs cas, il peut, en urgence, si la saison le permet (avant juillet) passer ses colonies sur ruches neuves, et cire gaufrée, c'est le minimum à faire et dans certains cas CA PEUT SUFFIRE mais gare, il peut retrouver une récidive dans les mois qui suivent!
Le vétos qui connaissement bien la maladie pensent qu'il peut exister des essaims sauvages installés dans un creux d'arbre, un vieux poteau, une veille ruine, essaim qui dépérit par la loque, contamine les environs, puis et périodiquement l'emplacement est repris par un nouvel essaim qui assurera le repiquage de la maladie. etc...
Que la cause du déclenchement de la maladie soit attribuée au stress, refroidissement du couvain (c'est la dernière théorie à la mode), baisse des ressources en pollen, pesticides (forcément, il faut bien les caser dans un cas aussi grave
Avoir peur de la loque? non, je ne crois pas, tous les ruchers peuvent être touchés un jour ou l'autre! la seule prévention: SURVEILLANCE ET DÉTECTION PRÉCOCE!
- il faut détecter les odeurs suspectes (il y a plusieurs catégories, chez moi ce n'étaient pas celles signalées par la littérature, plutôt une odeur fétide, aigrelette qui n'a rien à voir avec l'odeur que l'on ressent à l'approche d'un rucher.
- Visiter les corps (état du couvain) au moins deux ou trois fois dans l'année et chaque fois qu'il y a un signe suspect.
- Changer de corps dès la première alerte. C'est ce que j'ai fait il y a 8 jours mais c'était une fausse alerte.
Je ne crois pas à la surveillance des spores dans le miel; comme on dirait dans le SUD OUEST, c'est du pipeau!
Quant au traitement par des antibiotiques, ils sont interdit par la loi en dehors d'un contrôle vétérinaire. On peut discuter de cette pratique qui fait horreur aux écolos mais face au désastre, comme toujours, j'attends qu'ils proposent des solutions alternatives EFFICACES pour régler le problême.
Ce printemps, j'ai connu la "maladie noire", depuis janvier sur des colonies fortes avec de belles réserves. Le stress? En janvier, personne ni rien ne vient les emm.... sauf moi pour contrôler leurs sorties, sans les toucher bien entendu! Cette saletée de vérole (virus) se traduit par une mortalité + ou - importante devant la ruche (de 50 à 150-200 abeilles par jours! Au total ça fait des pertes! Heureusement moins lourdes et avec peu de conséquence au printemps, mais je redoute septembre. Pas de remède: si la maladie dure trop, alors c'est la DESTRUCTION DE LA COLONIE qui s'impose donc ce sera la destruction complète de mon rucher!!!! Finalement, je préfère la loque!
Désolé d'avoir été si long, mais j'ai préféré parler de mon expérience sur le sujet évoqué, même si lenaturaliste n'est pas un site spécialement dédié à l'apiculture.
Galerie: [url]www.https://micronatura.33480.info[/url]
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Tessa
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Re: loque américaine
je suis fort ennuyé de créer cette polémique,
ce n'était pas mon but,
je n'ai pas de loque, pas de couvain filant, pas d'odeur
ma question de base était :
des traces de loques ont étés détectées dans un rucher à 15-20 km de chez moi, et je voulais simplement savoir si on pouvait détecter les spores au microscope, rien de plus
Merci bino-boni pour tes conseils, dans mon cercle apicole, on a aussi évoquer des traitement sans destruction de ruches
jc
je n'ai pas de loque, pas de couvain filant, pas d'odeur
ma question de base était :
des traces de loques ont étés détectées dans un rucher à 15-20 km de chez moi, et je voulais simplement savoir si on pouvait détecter les spores au microscope, rien de plus
Merci bino-boni pour tes conseils, dans mon cercle apicole, on a aussi évoquer des traitement sans destruction de ruches
jc

