Il serait possible de rechercher dans des ouvrages anciens les caractéristiques du matériel Stiassnie, sans garantie de succès, et Il faut tenir compte du fait que tous les fabricants n'ont pas respecté les mêmes valeurs, qu'ils ont pu changer les caractéristiques de leur matériel, qu'il y avait peut-être plusieurs gammes à des prix différents avec des tolérances plus ou moins sévères...Daniel a écrit :Je ne connais pas les caractéristiques des optiques Stiassnie et au début du siècle, il n'y avait pas eu encore de mouvement vers la normalisation en 160/45 de la norme DIN...
Le mieux est de disposer d'un Stiassnie d'époque avec des optiques d'origine (ce dernier point n'est pas toujours évident en occasion). A priori le pas de vis doit être du RMS, standard ancien de la Royal Microscopical Society.
Il faut alors mesurer ou calculer certaines caractéristiques :
Diamètre du tube
Longueur de tube (comprend le revolver, donc distance appui arrière de l'objectif / extrémité du tube), 160 mm en DIN.
Distance image donnée par l’objectif / extrémité arrière du tube (appui de l'oculaire), 10 mm en DIN
Distance objet / extrémité du tube une fois la mise au point faite (avec un vue "normale"!).
On a alors la distance objet / image donnée par l’objectif ("conjugate distance"), 195 mm pour les objectifs chinois DIN. C'est ce qui correspond au 160/45 cité par Daniel, mais il y a eu d'autres valeurs adoptées.
Ceci étant, le mieux est d'avoir une gamme cohérente d’objectifs, donc autant prendre une série chinoise normalisée.
Et oui, Vaast... ça ne nous rajeunit pas.Daniel a écrit :Juste un mot sur Vaast (et non Vatz); C'était un vendeur de matériel de Sciences, installé en face de la fac de Jussieu. Je regardais en passant vers le muséum la devanture avec du beau matériel optique. J'y ai acheté une optique en sortant des TP de l'agrég. Pas très récent donc... Le métier de revendeur spécialisé a disparu depuis longtemps avec le développement du commerce par correspondance.
Ceci étant le comptoir d’histoire naturelle Nérée Boubée a disparu bien avant, il avait subsisté une officine pour la partie éditoriale essentiellement, il existe peut-être encore quelques chose rue Monge.
Quelques témoignages :
http://lesitedefrancis.blogspot.com/200 ... 1376815898
http://jrfactor.blogspot.com/2010/08/ma ... oubee.html
La vente par correspondance a peut-être aidé à tuer ces commerces mais franchement, que ce soit par correspondance ou autrement, je pense que les enfants émerveillés par les activités naturalistes n'existent plus guère.Bocaux à tuer (c'est ainsi qu'ils s'appelaient), étaloirs, épingles spéciales, filets à papillons, coffrets de présentation, étiquettes et livres illustrés pour l'identification, tout se trouvait chez Nérée Boubée, une boutique à Paris, Place Saint André des Arts, qui était spécialisée dans le naturalisme. Je commandais le matériel et les livres chez eux en leur écrivant des lettres de mon écriture d'enfant dans lesquelles je leur demandais de m'envoyer tel ou tel outil, ou livre, "contre remboursement", quelques jours après, une semaine ou deux je recevais, émerveillé, ma commande que mon père payait au facteur.
Et Deyrolle, j'ai bien l'impression que c'est devenu un haut lieu de la mode.
Et Auzoux! triste fin pour cette vénérable maison bradée à tous vents...
Ben voilà, le monde change, ça peut avoir un coté triste mais à l'époque qui aurait pu se commander des optiques chinoises à pas cher et le recevoir une semaine plus tard sans problème?
Bon, il est vrai que se procurer un litre de xylène (pou pire encore de toluène) est devenu quasi impossible aujourd'hui. Santé public, sécurité... n’empêche que se procurer une bouteille de solvant pour un usage de plusieurs années est interdit au quidam alors que des travailleurs les utilisent journellement sans masque en milieu fermé... trouvez l'erreur...
Amicalement
Pierre M.


