Réparation d'une diatomée
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- Päule
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Réparation d'une diatomée
Chers amis des diatomées,
parfois il m'arrive que je trouve une diatomée qui, même parfaitement préparée, se trouve dans un état incomplète. C'est encore pire quand il s'agit d'une diatomée très, très rare. Pour qu'elle puisse montrer, sur une photo, toute la beauté de sa structure, j'ose donc la soumettre à un traitement avec photoshop. J'essaie de la réparer.....
Je vous donnerai deux exemples:
1. Une diatomée de Saint-Laurent-La-Vernède, préparée par R. Nötzel, un examplaire unique, jamais trouvée avant, dont nous ne savons même pas le nom (peut-être l'un ou l'autre de vous la connaît ?...). Malheureusement elle est cassée.....
Première photo, après le stacking avec Helicon Focus: et après la réparation avec photoshop: 2. Voici une deuxième diatomée, une Monopsis mommosa, avant et apès la réparation: Combien des traitements des photos sont donc autorisés pour ne pas trop altérer la reproduction fidèle de la nature???
Mais, René Magritte, n'avait-il pas dit:"Ceci n'est pas une diatomée"?
Bien amicalement
Päule
parfois il m'arrive que je trouve une diatomée qui, même parfaitement préparée, se trouve dans un état incomplète. C'est encore pire quand il s'agit d'une diatomée très, très rare. Pour qu'elle puisse montrer, sur une photo, toute la beauté de sa structure, j'ose donc la soumettre à un traitement avec photoshop. J'essaie de la réparer.....
Je vous donnerai deux exemples:
1. Une diatomée de Saint-Laurent-La-Vernède, préparée par R. Nötzel, un examplaire unique, jamais trouvée avant, dont nous ne savons même pas le nom (peut-être l'un ou l'autre de vous la connaît ?...). Malheureusement elle est cassée.....
Première photo, après le stacking avec Helicon Focus: et après la réparation avec photoshop: 2. Voici une deuxième diatomée, une Monopsis mommosa, avant et apès la réparation: Combien des traitements des photos sont donc autorisés pour ne pas trop altérer la reproduction fidèle de la nature???
Mais, René Magritte, n'avait-il pas dit:"Ceci n'est pas une diatomée"?
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Päule
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Microscopes : Zeiss Amplival / Leitz Ortholux 2/Zeiss Standard 18 (Vieux DIC)
Caméra : Canon EOS 550 D
Logiciels : Helicon Focus / Photoshop CS2 / Picasa
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- André
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Re: Réparation d'une diatomée
Bonjour Päule
j'avais décrit à Dominique Prades la dextérité avec laquelle tu répares les diatomées ....à présent il peut admirer le résultat...comme nous tous d'ailleurs !
En considérant les processus de la première je dirais Aulacodiscus ....
j'avais décrit à Dominique Prades la dextérité avec laquelle tu répares les diatomées ....à présent il peut admirer le résultat...comme nous tous d'ailleurs !
En considérant les processus de la première je dirais Aulacodiscus ....
Amicalement
André Advocat
Logiciels:Microcartouche outil indispensable développé par Christian Aubert,Photoshop,Neatimage,Helicon
Le Naturaliste...le forum le plus regardé dans les terriers!
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- PierreH
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Re: Réparation d'une diatomée
Bonjour,
c'est très impressionnant !
mais d'un point de vue scientifique, je pense qu'il est important de signaler qu'une diatomée a été "virtuellement" réparée sur une photo.
c'est très impressionnant !
mais d'un point de vue scientifique, je pense qu'il est important de signaler qu'une diatomée a été "virtuellement" réparée sur une photo.
Microscopes Zeiss WL, CP, DIC, épifluo, épiscopie HD, obj. Neofluar Phase, Plan-Neofluar 63, Optovar, écl. LED Seoul P4 3W
Stéréomic. Leica MZ12.5 Combi 3 Planapo 1x 2x, OPD Planapo 10x, écl. Schott KL1500LCD. Leica M3Z Plan Type S
Terrain Open University McArthur LED, Nikon Naturescope Mini, Emoscop SME LED, Belomo x10
Photomacroscope agrand. Kaiser modifié, Luminar 16mm, Apo-Rodagon N 50mm 2.8, Nikon CF 10 & 20x Plan EPI
APN Canon 450D téléc. USB, Fuji X10 Raynox DCR-250
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Re: Réparation d'une diatomée
Bonjour tous, Päule,
C'est un excellent et superbe travail!
Quelle maitrise de l'outil!
Pour ce qui est de la remarque de Pierre, oui, bien entendu, en cas de publication, il convient d'indiquer impérativement que l'image a été corrigée numériquement.
Et pourquoi pas, ne pas alors figurer un "avant" et un "après"?
Dans le cas de fossiles par exemple, et notamment d'insectes, on peut se permettre de dessiner un complément supposé à la réalité (un morceau d'aile par exemple), à la condition absolue de bien l'indiquer, par exemple en traits pointillés.
C'est par contre important de ne faire figurer que la stricte réalité en cas de description originale d'un nouveau taxon, cela va de soi!
De toutes les façons, le "type" de la description devant être déposé dans une Institution, la "supercherie" serait très vite découverte... et la crédibilité de l'auteur à jamais écornée!
En fait, dans ce type de revues, de rang international, il ne faut jamais "arranger" la réalité: les referees sont là, bien là, et veillent au grain!!!
Bonne fin d'après-midi!
C'est un excellent et superbe travail!
Quelle maitrise de l'outil!
Pour ce qui est de la remarque de Pierre, oui, bien entendu, en cas de publication, il convient d'indiquer impérativement que l'image a été corrigée numériquement.
Et pourquoi pas, ne pas alors figurer un "avant" et un "après"?
Dans le cas de fossiles par exemple, et notamment d'insectes, on peut se permettre de dessiner un complément supposé à la réalité (un morceau d'aile par exemple), à la condition absolue de bien l'indiquer, par exemple en traits pointillés.
C'est par contre important de ne faire figurer que la stricte réalité en cas de description originale d'un nouveau taxon, cela va de soi!
De toutes les façons, le "type" de la description devant être déposé dans une Institution, la "supercherie" serait très vite découverte... et la crédibilité de l'auteur à jamais écornée!
En fait, dans ce type de revues, de rang international, il ne faut jamais "arranger" la réalité: les referees sont là, bien là, et veillent au grain!!!
Bonne fin d'après-midi!
Amicalement
Gérard
"Peu importe le grand nombre de cygnes blancs que nous puissions avoir observé, il ne justifie pas la conclusion que tous les cygnes sont blancs"
(Karl Popper, 1973)
Gérard
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Simbad
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Re: Réparation d'une diatomée
Merveilleux ce qu'il a fait. Je suis allé voir dans PS et j'ai examiné l'outil clone et ses sous fonctions. Je crois bien avoir une petite idée comment il a fait. En photographie comme au cinéma tout est permis à la condition d'être dans le monde de la fiction. Dans la réalité c'est une autre histoire.
http://www.formationvideo.com/tutoriaux ... ource.html
http://www.formationvideo.com/tutoriaux ... ource.html
Modifié en dernier par Simbad le 08 août 2011 20:09, modifié 1 fois.
- Eddy
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Re: Réparation d'une diatomée
Bonsoir,
Je suis très impressionné par la qualité de la réparation et m'associe à tous vos messages pour saluer la prouesse technique ! C'est indiscernable à l'œil et très bien mené, bravo !
Je partage cependant les avis déjà formulés ici concernant l'original et les retouches éventuelles qu'on peut y apporter. Des corrections quantitatives sont presque toujours acceptées (renforcement des contours, accentuation des couleurs, contraste et luminosité), mais en revanche les corrections qualitatives, notamment les effacements et les ajouts, sont à proscrire. La plupart d'entre eux sont d'ailleurs faciles à repérer avec des outils appropriés (un exemple : les outils de clonage de régions ont tendance à perturber la distribution des motifs créés par la compression JPEG), ce qui peut conduire à des suspicions de fraude quand l'image est destinée à une publication.
Sans être diatomiste, vous me corrigerez si je me trompe, ces frustules ont l'air symétriques. Dans ce cas, une réparation est-elle nécessaire (au-delà des seules considérations esthétiques) ?
Cordialement,
Eddy
Je suis très impressionné par la qualité de la réparation et m'associe à tous vos messages pour saluer la prouesse technique ! C'est indiscernable à l'œil et très bien mené, bravo !
Je partage cependant les avis déjà formulés ici concernant l'original et les retouches éventuelles qu'on peut y apporter. Des corrections quantitatives sont presque toujours acceptées (renforcement des contours, accentuation des couleurs, contraste et luminosité), mais en revanche les corrections qualitatives, notamment les effacements et les ajouts, sont à proscrire. La plupart d'entre eux sont d'ailleurs faciles à repérer avec des outils appropriés (un exemple : les outils de clonage de régions ont tendance à perturber la distribution des motifs créés par la compression JPEG), ce qui peut conduire à des suspicions de fraude quand l'image est destinée à une publication.
Sans être diatomiste, vous me corrigerez si je me trompe, ces frustules ont l'air symétriques. Dans ce cas, une réparation est-elle nécessaire (au-delà des seules considérations esthétiques) ?
Cordialement,
Eddy
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Micro Olympus BH2 DIC, darkfield, objectifs 10/0.4, 25/0.8, 40/1.3, 63/1.4, 100/1.4.
Photo Canon EOS 7D
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- Daniel
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Re: Réparation d'une diatomée
Félicitations à Paüle d'abord pour son excellent travail de retouche photographique.
Egalement la vue de ces 2 formes rares me donnent envie de regarder enfin mes prélèvements de Saint Laurent pour les y rechercher!
Sur le problème de la "réparation", ce n'est pas moi qui, par éducation protestante, tient fort à la vérité et à l'authenticité et qui, par caractère, me soucie plus du fond que de la forme, qui vais contredire les scientifiques Gérard et Eddy.
J'ai toutefois recherché un texte de 1977 dont je me souvenais, pour montrer d'une part, que la retouche d'image ne date pas du numérique et d'autre part, que la présentation de documents d'illustration scientifique suit parfois des préceptes contradictoires entre vérité et pédagogie (ou esthètisme).
C'est à l'intérieur d'un ouvrage pour les photographes scientifiques de Delly, chez Kodak, "gros plan photographique et photomacrographie" p.118:
"Le premier but de la photographie scientifique est une description précise. Normalement, le photographe ne doit pas modifier les spécimens. Néanmoins, quand il connait son sujet, il est à mème de d'éliminer les éléments qui détournent l'attention, n'apportent pas d'information ou peuvent tromper. Après tout, le dessinateur scientifique possède le privilège de l'artiste d'omettre le détail sans intérèt. Le photographe peut agir de mème, mais il doit être très vigilant car son moyen d'expression a pour but une représentation plus réelle que celle de l'artiste.
...
Quand il faut photographier des spécimens pour illustrer un manuel ou une conférence, tous les efforts doivent être faits pour produire une préparation nette; s'il n'est pas possible de s'en procurer une, le photographe a recours à son habileté technique."
Le livre donne un bon exemple de ce "recours à l'habileté technique" avec une image de préparation microscopique de puceron avec sur un coté une bulle d'air et une aile pliée. Le photographe a utilisé la bonne moitié du spécimen pour remplacer par symétrie, en retournant le négatif, la moitié mal préparée et fabriquer une représentation plus esthètique du puceron sans bulle ni pli.
Il cite ensuite la retouche des négatifs en fond noir avec des poussières dans le champ. Ce travail est maintenant plus facile en numérique, mais reste pratiqué par les photographes en fond noir car quasi indispensable pour la bonne lisibilité des documents.
Pour finir juste des parallèles avec le domaine scolaire.
Effectivement, dès le collège, en dessin au microscope, les bulles d'air dans les préparations sont signalées comme des artéfacts qu'il n'est pas utile de représenter...
Et dans les manuels de SVT, il doit bien y avoir aussi des "enjolivures" ne serait ce que la colorisation des images au MEB pas toujours signalée...
Egalement la vue de ces 2 formes rares me donnent envie de regarder enfin mes prélèvements de Saint Laurent pour les y rechercher!
Sur le problème de la "réparation", ce n'est pas moi qui, par éducation protestante, tient fort à la vérité et à l'authenticité et qui, par caractère, me soucie plus du fond que de la forme, qui vais contredire les scientifiques Gérard et Eddy.
J'ai toutefois recherché un texte de 1977 dont je me souvenais, pour montrer d'une part, que la retouche d'image ne date pas du numérique et d'autre part, que la présentation de documents d'illustration scientifique suit parfois des préceptes contradictoires entre vérité et pédagogie (ou esthètisme).
C'est à l'intérieur d'un ouvrage pour les photographes scientifiques de Delly, chez Kodak, "gros plan photographique et photomacrographie" p.118:
"Le premier but de la photographie scientifique est une description précise. Normalement, le photographe ne doit pas modifier les spécimens. Néanmoins, quand il connait son sujet, il est à mème de d'éliminer les éléments qui détournent l'attention, n'apportent pas d'information ou peuvent tromper. Après tout, le dessinateur scientifique possède le privilège de l'artiste d'omettre le détail sans intérèt. Le photographe peut agir de mème, mais il doit être très vigilant car son moyen d'expression a pour but une représentation plus réelle que celle de l'artiste.
...
Quand il faut photographier des spécimens pour illustrer un manuel ou une conférence, tous les efforts doivent être faits pour produire une préparation nette; s'il n'est pas possible de s'en procurer une, le photographe a recours à son habileté technique."
Le livre donne un bon exemple de ce "recours à l'habileté technique" avec une image de préparation microscopique de puceron avec sur un coté une bulle d'air et une aile pliée. Le photographe a utilisé la bonne moitié du spécimen pour remplacer par symétrie, en retournant le négatif, la moitié mal préparée et fabriquer une représentation plus esthètique du puceron sans bulle ni pli.
Il cite ensuite la retouche des négatifs en fond noir avec des poussières dans le champ. Ce travail est maintenant plus facile en numérique, mais reste pratiqué par les photographes en fond noir car quasi indispensable pour la bonne lisibilité des documents.
Pour finir juste des parallèles avec le domaine scolaire.
Effectivement, dès le collège, en dessin au microscope, les bulles d'air dans les préparations sont signalées comme des artéfacts qu'il n'est pas utile de représenter...
Et dans les manuels de SVT, il doit bien y avoir aussi des "enjolivures" ne serait ce que la colorisation des images au MEB pas toujours signalée...
Daniel Nardin
sites: perso, microscopie , plongée Egypte et Réunion, orchidées du Doubs
matériel micro/macro/photo principal: microscopes Olympus BH, stéréomicroscope Nikon SMZ, reflex Nikon (D800 actuellement) +105macro, soufflet... , hybride Olympus EM5 mkII, compact OlympusTG-5 ...
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- shrek
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Re: Réparation d'une diatomée
Comme ces diatomées sont des fossiles ,elles ont le droit d'être réparées !
Mais ,virtuellement ,je ne sais pas !
jp
Mais ,virtuellement ,je ne sais pas !
jp
Mon Site internet :http://bonne-vieille-terre.xooit.com/index.php ( géologie et paléontologie)
Re: Réparation d'une diatomée
Re!
Bien entendu Daniel, mais ne pas confondre
- le document destiné à être publié en revue à comité de lecture, pouvant par exemple ériger un nouveau taxon (même fossile, Jean-Pierre!
), donc obéissant aux règles strictes des codes de nomenclature... et de la déontologie, avec
- les documents destinés à un plus vaste public, nécessairement édulcorés, colorés, etc. aux fins de "faire passer une information".
Par contre, et c'est là que personnellement je suis un farouche partisan du bon dessin scientifique, un travail à la chambre claire permet de mettre en évidence ce que jamais une photo ne pourra réaliser: exclure l'inutile pour mettre en évidence l'essentiel. Ainsi, des dessins d'insectes fossiles ne reprendront pas les anomalies de la roche (fissures, micro-coups, etc.) mais au contraire vont aller au seul sujet...
Il est intéressant de noter à ce propos que souvent sont figurés dans les articles à la fois une photo (souvent en noir et blanc) et un dessin au trait en regard.
J'ajouterais simplement donc, pour me résumer en une phrase, que l'intervention de l'observateur (photographe scientifique, dessinateur, etc.) ne doit pas rajouter des informations inexistantes, mais simplement mettre mieux en évidence ce qui lui semble important.
Donc, à mon sens, effectivement on ne joue pas dans la même cour, ce qui n'ôte évidemment rien à la qualité du travail parfait réalisé par Päule, car les motivations sont différentes, donc les outils adaptés!
Bonne soirée!
Bien entendu Daniel, mais ne pas confondre
- le document destiné à être publié en revue à comité de lecture, pouvant par exemple ériger un nouveau taxon (même fossile, Jean-Pierre!
- les documents destinés à un plus vaste public, nécessairement édulcorés, colorés, etc. aux fins de "faire passer une information".
Par contre, et c'est là que personnellement je suis un farouche partisan du bon dessin scientifique, un travail à la chambre claire permet de mettre en évidence ce que jamais une photo ne pourra réaliser: exclure l'inutile pour mettre en évidence l'essentiel. Ainsi, des dessins d'insectes fossiles ne reprendront pas les anomalies de la roche (fissures, micro-coups, etc.) mais au contraire vont aller au seul sujet...
Il est intéressant de noter à ce propos que souvent sont figurés dans les articles à la fois une photo (souvent en noir et blanc) et un dessin au trait en regard.
J'ajouterais simplement donc, pour me résumer en une phrase, que l'intervention de l'observateur (photographe scientifique, dessinateur, etc.) ne doit pas rajouter des informations inexistantes, mais simplement mettre mieux en évidence ce qui lui semble important.
Donc, à mon sens, effectivement on ne joue pas dans la même cour, ce qui n'ôte évidemment rien à la qualité du travail parfait réalisé par Päule, car les motivations sont différentes, donc les outils adaptés!
Bonne soirée!
Amicalement
Gérard
"Peu importe le grand nombre de cygnes blancs que nous puissions avoir observé, il ne justifie pas la conclusion que tous les cygnes sont blancs"
(Karl Popper, 1973)
Gérard
"Peu importe le grand nombre de cygnes blancs que nous puissions avoir observé, il ne justifie pas la conclusion que tous les cygnes sont blancs"
(Karl Popper, 1973)
- toucan
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- Prénom : Jean-Pierre
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Re: Réparation d'une diatomée
Bonsoir à tous, Päule,
D’abord félicitation, Päule, pour la parfaite maîtrise que tu possèdes pour la présentation impeccable de tes images de diatomées. Tu es un perfectionniste.
Je partage aussi l’avis des autres intervenants : il faut être prudent dans la retouche d’une photo représentant un sujet quelconque dans le but d’une illustration scientifique.
Et à propos de l’illustration, plus précisément des diatomées, tout l’art de son auteur est de mettre en valeur ses caractéristiques propres par les divers moyen qui sont à sa disposition : par exemple « fond clair, éclairage plus ou moins oblique, etc. »
Un éclairage en contraste de phase ou en contraste interférentiel ou polarisé en sont d’autres qui permettent d’attirer l’attention sur certains aspects plus particuliers ; mais alors il y a lieu de le signaler pour ne pas prêter à confusion car on côtoies certaines limites.
Je considère comme normale la présentation d’une photo avec les retouches telles que l’accentuation de la netteté et le contraste-luminosité si nécessaire, ainsi que l’élimination d’artéfacts ou de « pétouilles » pour parfaire la présentation de son travail.
Enfin je suggère que lorsqu’il s’agit d’une « réparation » importante, comme celle que tu présentes Päule, d’y joindre une vue réduite de l’original dans un coin du cadre de présentation. (Cela permet aussi de constater l’habilité de l’artiste
)
Amitiés à tous
Jean-Pierre
D’abord félicitation, Päule, pour la parfaite maîtrise que tu possèdes pour la présentation impeccable de tes images de diatomées. Tu es un perfectionniste.
Je partage aussi l’avis des autres intervenants : il faut être prudent dans la retouche d’une photo représentant un sujet quelconque dans le but d’une illustration scientifique.
Et à propos de l’illustration, plus précisément des diatomées, tout l’art de son auteur est de mettre en valeur ses caractéristiques propres par les divers moyen qui sont à sa disposition : par exemple « fond clair, éclairage plus ou moins oblique, etc. »
Un éclairage en contraste de phase ou en contraste interférentiel ou polarisé en sont d’autres qui permettent d’attirer l’attention sur certains aspects plus particuliers ; mais alors il y a lieu de le signaler pour ne pas prêter à confusion car on côtoies certaines limites.
Je considère comme normale la présentation d’une photo avec les retouches telles que l’accentuation de la netteté et le contraste-luminosité si nécessaire, ainsi que l’élimination d’artéfacts ou de « pétouilles » pour parfaire la présentation de son travail.
Enfin je suggère que lorsqu’il s’agit d’une « réparation » importante, comme celle que tu présentes Päule, d’y joindre une vue réduite de l’original dans un coin du cadre de présentation. (Cela permet aussi de constater l’habilité de l’artiste
Amitiés à tous
Jean-Pierre
† Jean-Pierre nous a quitté le 21 juin 2014, nous regrettons douloureusement sa disparition.
Merci encore à lui pour ses riches participations
Merci encore à lui pour ses riches participations

