Bonjour à tous
Je pense, sans en être certain, qu'il est possible d'utiliser un morceau de verre aluminisé de récupération (miroir d'un boitier réflex réformé, miroir d'un rétroprojecteur...).
Le problème pourrait être alors celui de l'épaisseur de cette lame pour la qualité de l'éclairage, les condenseurs de bonne qualité devant être conçus pour des lames d'épaisseur standard ?
Maurice Françon dans son Que sais-je sur le microscope depuis longtemps épuisé a présenté très clairement cette méthode, comme ce petit livre est épuisé depuis longtemps, je me permets de vous envoyer cet extrait :
Dans le cas ou l'évaluation numérique de la limite de séparation n'est pas nécessaire, il existe une méthode permettant de contrôler avec précision la qualité d'un objectif de microscope. C'est la méthode dite du "point lumineux". Ce point lumineux est obtenu à partir d'un support en verre sur lequel on a évaporé dans le vide une couche mince d'aluminium.
Cette couche n'est jamais parfaitement uniforme et observée au microscope on voit une multitude de points lumineux qui correspondent a des trous très petits. Ceux qui sont très au-dessous de la limite de séparation du microscope montrent l'aspect de la tache de diffraction décrite au 2.3 (fig. 21).

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Dans le cas d'un objectif à sec (sans immersion), il faut recouvrir la couche d'aluminium d'une lamelle
couvre-objet pour être dans les conditions normales d'observation. En déplaçant ce test, on amène l'une de ces taches de diffraction au centre du champ.
Rien qu'en examinant la tache centrale et les anneaux, on peut dire si l'objectif a de l'aberration sphérique ou non. En présence d'aberration sphérique, les anneaux sont renforcés et un œil un peu exercé s'en aperçoit rapidement. Dans le cas ou l'aberration est trop faible pour montrer un renforcement des anneaux, on fait varier très légèrement et rapidement la mise au point en avant et en arrière. Si l'aspect des taches de diffraction est le même de part et d'autre de la bonne mise au point, alors on peut être assuré que l'objectif est bien corrigé (fig. 44).

- fig_44.jpg (26.38 Kio) Vu 5885 fois
Dans le cas d'une très faible aberration sphérique l'aspect des taches de part et d'autre de la bonne mise au point diffère aussitôt (fig. 45). Même œil un non exercé est très sensible à ces différences.

- fig_45.jpg (26 Kio) Vu 5886 fois
L'examen de la tache de diffraction permet d'étudier non seulement l'aberration sphérique mais aussi
les autres aberrations dont nous avons parlé au chapitre premier. Si la tache de diffraction placée au
centre du champ n'est pas circulaire, les éléments optiques de l'objectif ne sont pas centrés et l'objectif est inutilisable. Considérons maintenant une tache de diffraction parfaite au centre du champ et déplaçons le test latéralement pour amener la tache de diffraction par exemple à la moitié de la distance du centre au bord du champ. Si elle a l'aspect de la figure 46, l'objectif a de la coma.

- fig_46.jpg (8.49 Kio) Vu 5887 fois
Pour voir l'astigmatisme, on amène la tache de diffraction au bord du champ et on donne à la mise au point un petit mouvement de va-et-vient comme précédemment. Si on trouve deux mises au point pour lesquelles la tache se réduit à deux petits éléments de droite, alors l'objectif possède de l'astigmatisme. Enfin, il peut se faire que la tache de diffraction soit parfaite, mais qu'elle ne soit pas au point dans tout le champ c'est qu'il a de la courbure de champ.
La méthode du point lumineux est une méthode précieuse non seulement en microscopie mais d'une
façon générale en optique instrumentale.
Amicalement
Pierre M.