Bonjour Patrice, tous,
Christian a écrit :En photographie les règles ne sont plus tout à fait les mêmes.
Pat a écrit :Bonsoir Christian, je ne comprend pas trop ce que tu veux dire, pourrais-tu développer un peu ? En tout cas, ce qu'il y a sur ma photo correspond exactement à ce que je voyais à l'oeil nu, si c'est de cela que tu doutes ?
Je veux dire que ce qui importe dans ces comparaisons d'oculaires sont les tests de visu !
Car comme déjà dit, à côté des problèmes de dégradation de la résolution, plus un oculaire est puissant plus les défauts internes de l'œil peuvent-être gênants.
A se rappeler aussi : Le pouvoir séparateur de l'œil (théorique !) est de 2' , ce qui correspond à 0.15 mm vus à 250 mm. C'est important pour la suite.
Je pense que ton image de spores et cystides n'est pas très démonstrative : En effet, une préparation plus géométrique serait une meilleure base (genre ponctuations de diatomées, écailles de papillons, etc …) En gros des objets avec une géométrie régulière et dont on connaît les espacements de points. Sur des grandes surfaces en aplats il est très difficile de bien comparer.
Bien entendu, plus ces points seront rapprochés, plus il sera difficile des les résoudre. C'est là que ce genre de préparations prennent toutes leurs valeurs dans un test.
(ici tu connais les détails théoriquement visibles des spores et peux comparer, mais il faut vraiment savoir à quoi on a à faire !)
Pour ce qui est de la photographie, je cite Locquin et Langeron :
En photographie, ce n'est plus l'œil qui enregistre mais une émulsion (capteur pour nous) ou intervient à la fois le grain de l'émulsion (taille des photosites pour nous) et une certaine diffusion de la lumière au sein de la couche sensible.
Dans la pratique on peut admettre un cercle de diffusion de l'ordre de 1/60mm. Ceci nous conduit à produire sur le film un grossissement égal à 80 fois l'ouverture numérique avec une possibilité d'agrandissement ultérieur de 10 fois pour retrouver sur l'image papier (écran pour nous) le même pouvoir séparateur que sur l'image aérienne oculaire.
Mais, comme il n'est pas toujours très confortable de travailler aux limites sans fatigue oculaire, nous conseillons vivement à l'opérateur de pousser le grossissement jusqu'à 1600 à 1800 fois l'ON.
Lorsque les agrandissements sont destinés à être vue collectivement de plus loin on pourra pousser jusqu'à 3600 fois l'ON.
nb: Il faut bien sûr adapter toutes ces valeurs à nos équipements numériques actuels.
(tailles des photosites du capteur, résolution et définition d'écran, distance écran-observateur, etc …)
On voit donc qu'en photographie les grossissements sont beaucoup plus importants.
Avec un capteur numérique (+ un objectif) d'excellente résolution et après grossissement final, on pourrait même observer des détails impossibles à repérer en vision oculaire aérienne.
Mais cela ne veut dire non plus qu'on puisse complètement sortir des règles en plaçant des oculaires trop forts en sortie : C'est bien le système photographique qui permettra ces grossissements plus forts.
(on ne place pas par exemple un projectif x20 avec un Reflex : Un x4 ou x6 est en général employé)