Bonjour,
Tetrahymena pyriformis ( ?) J’ai trouvé sur le site CanalU l’information que ce cilié « est largement utilisé comme système modèle des ciliés en physiologie et biochimie, Tetrahymena prolifère dans les eaux stagnantes, notamment en fin de saison dans les carapaces de crustacés. Fin octobre, les cladocères et autres ostracodes produisent leurs oeufs de résistance et meurent. C'est le moment que choisit Tetrahymena pour envahir les dépouilles et en nettoyer le contenu. De nombreuses inclusions digestives dans le cytoplasme, témoignent de la richesse alimentaire du milieu ». Apparemment, c’est le cas sur mes photos. Il appartient au groupe des ciliés histophages «mangeurs de chairs», souvent pathogènes. Ichthyophthirius multifiliis provoque p.ex. la maladie des points blancs des poissons.
Je ne pense pas que le cilié sur tes Photos corresponde à T. pyriformis.
Il ne présente généralement pas ce genre d'inclusions. Qu'est ce qui te fait penser que ce soit le cas ?
Je me suis habitué à mon forum polonais dominé par des fanas des problèmes techniques
qui ne s’intéressent que très modérement aux questions biologiques. Il s’agit donc d’être bref et ne pas compliquer les choses outre mesure. Mais « Le naturaliste » c’est autre chose et j’aurais dû développer un peu ma présentation.
J’ai vu tes photos de tetrahymena piriformis et plusieurs autres représentant une sorte de mammouths poilus qui ne ressemblent en rien à ce que j’ai montré. C’est qu’apparemment il y a deux sinon trois formes de t. pyriformis : celle d’un « individu affamé, qui prend la forme d’un cigare », celle d’un « individu pyriforme, qui se nourrit de bactéries » - le tien - et celle d’un individu ayant cédé à ses penchants histophages, « au corps, rempli de nourriture sous forme de boules foncées » - le mien. J’ai trouvé cette explication dans un article de la Prof. Anna Czapik, auteure du « Précis de protozoologie », dont je me sers. Tu trouveras cet article intéressant sur les tetrahymenidae - en français - en PDF en tapant « tetrahymena – Anna Czapik – Acta Protozoologica ». L’explication se trouve à la p. 321. Quant à savoir s’il s’agit vraiment de t. pyriformis, c’est une autre histoire. Cette forme, appelée trophonte, est selon Mme Czapik difficile à identifier, c’est pourquoi j’ai mis un point d’interrogation, ne connaissant pas la forme adulte. J’ai tout simplement admis que c’était l’espèce la plus courante. L’article a été écrit en 68. A-t-il gardé toute son actualité ? Je ne suis pas suffisamment qualifié pour le dire.
A+
Merci pour le lien. Comme le pdf n'était pas très facile à trouver, je vous mets ci-dessous le lien direct du pdf:
La famille Tetrahymenidae et son importance dans la systématique et l'évolution des ciliés. A n n a C Z A P I K 1968 http://rcin.org.pl/Content/5619/WA488_1 ... -27_AP.pdf
Il existe de nombreuses espèces de tetrahymenas et les différences morphologiques sont souvent insignifiantes. De plus, d'autres genres sont aussi très similaires et peu distinguables de Tetrahymena. Dans le cas où il s'agirait de Tetrahymena, on ne pourrait en tous les cas pas assurer l'espèce.
Même en ce qui concerne la taille des protos, elle dépend beaucoup des conditions environnementales et nutritionnelles et sont à prendre avec grandes précautions.
A ce sujet cette vidéo était assez édifiante (il s'agit d'une souche de labo): https://www.youtube.com/watch?v=BWkPs9m_P5c
Bonsoir Bernard,
Merci pour les précisions sur les tetrahymenidae. En effet, la vidéo montre bien que les tetrahymena sont très variables. Quant à la proposition de Francisco, je ne pense pas que ces deux photos suffisent pour identifier l’espèce.
J'ai retrouvé cette observation dans mes archives: On y voit bien des Tetrahymenae se nourissant du tissu d'une daphnie de l'intérieur et d'autres ciliés plus volumineux avec les "boules foncées" que je ne peux pas identifier.