Pinnularia episcopalis et Pinnularia divergens
Posté : 14 févr. 2010 17:24
Bonjour à tous
Dominique Prades m'a demandé d'essayer de différencier les deux espèces d'eau douce suivantes:
1: Pinnularia episcopalis Cleve( voir http://www.lenaturaliste.net/forum/view ... 90&t=19868 )
2: Pinnularia divergens W.Schmidt (voir http://www.lenaturaliste.net/forum/view ... gens#p7507 )
Morphologie:
Les descriptions des 2 espèces sont plus ou moins équivalentes;
Stries radiées au centre et convergentes aux extrémités, raphé plus ou moins droit , aréa centrale formant un stauros plus ou moins étroit, aréa longitudinale assez large, aréa distale arrondies, fissure terminale du raphé en baïonnette....etc.... les longueurs indiquées sont: (1=110 à 160µm,2=50 à 160µm) ,les largeurs(1= 30 à 50µm , 2=13 à 30µm)) , nombre de stries (1= 6 à 9, 2= 8 à 12) .
En ce qui concerne les représentations, photos ou schémas ,des manuels consultés,
P.episcopalis possède des bords valvaires droits et non bombés (représentée ainsi chez Krammer-Lange-Bertalot (Bacillariophyceae), ,Krammer( Diatoms of Europe) ,Krammer (Die Gattung Pinnularia in Bayern))
Seul Barber dans An Atlas of British Diatoms en dessine une forme avec les bords excessivement bombés.
Hustedt (1930) la représente avec les bords plus ou moins bombés.Ce dernier la décrit néanmoins "avec des bords presque parallèles".
A noter que la var.perelliptica de P.episcopalis dans Diatoms of Europe prend nettement un air de P.divergens alors que la variété linearis de P.divergens prend une allure de P.épiscopalis (les deux provenant de Finlande apparemment du même prélèvement ).
D'après ces éléments, ces deux espèces semblent très polymorphes : plusieurs variétés ou sous espèces ont d'ailleurs été décrites pour P.divergens, un nombre moins conséquent pour P.episcopalis!
Il faut donc trouver d'autres caractères que longueur,largeur,nombre et aspect des stries,,extrémité proximale et distale du raphé,aréa distale, ....et contour général , pour séparer les deux espèces
Les deux espèces apparaissent dans Krammer Lange Bertalot (Süsswasser Flora),dans Krammer (Die Gattung Pinnularia von Bayern) , dans Hustedt (Bacillariophyta), et dans Krammer (Diatoms of Europe)
Pour Hustedt , le caractère déterminant de P.divergens est la présence de l'épaississement de la membrane au niveau des parties externes du stauros, comme on le voit ici : http://www.lenaturaliste.net/forum/view ... =90&t=1864
Krammer relève également cet épaississement parfois seulement visible en faisant jouer la mise au point doucement.
Les autres caractères considérés chez P.divergens : la divergence et convergence des stries, l'aspect en baïonnette de la fissure terminale, sont également présents chez P.épiscopalis.
Répartition:
P.episcopalis est une espèce rare, présente dans les régions alpines et nordiques ainsi que dans du matériel fossile provenant des USA où elle est fréquente (exemple :Cherryfield).
P.divergens également montagnarde semble plus fréquente (rare en plaine).
Conclusion:
Pour pouvoir faire la différence entre P.episcopalis et P.divergens, il faut pouvoir mettre en évidence ou non , l'existence de ces renforcement des parois au niveau du stauros.Voir ci-dessous: Ces épaississements peuvent ne pas apparaître lorsque la mise au point est trop en arrière ou trop en avant.
De même des artefacts chromatiques peuvent donner l'illusion d'épaississement du stauros.
Il est donc nécessaire de photographier ces espèces en noir et blanc à des niveaux de focalisations multiples sans compilation.
Si vous avez des exemples ou d'autres éléments permettant de séparer ces deux espèces, n'hésitez pas!!
Dominique Prades m'a demandé d'essayer de différencier les deux espèces d'eau douce suivantes:
1: Pinnularia episcopalis Cleve( voir http://www.lenaturaliste.net/forum/view ... 90&t=19868 )
2: Pinnularia divergens W.Schmidt (voir http://www.lenaturaliste.net/forum/view ... gens#p7507 )
Morphologie:
Les descriptions des 2 espèces sont plus ou moins équivalentes;
Stries radiées au centre et convergentes aux extrémités, raphé plus ou moins droit , aréa centrale formant un stauros plus ou moins étroit, aréa longitudinale assez large, aréa distale arrondies, fissure terminale du raphé en baïonnette....etc.... les longueurs indiquées sont: (1=110 à 160µm,2=50 à 160µm) ,les largeurs(1= 30 à 50µm , 2=13 à 30µm)) , nombre de stries (1= 6 à 9, 2= 8 à 12) .
En ce qui concerne les représentations, photos ou schémas ,des manuels consultés,
P.episcopalis possède des bords valvaires droits et non bombés (représentée ainsi chez Krammer-Lange-Bertalot (Bacillariophyceae), ,Krammer( Diatoms of Europe) ,Krammer (Die Gattung Pinnularia in Bayern))
Seul Barber dans An Atlas of British Diatoms en dessine une forme avec les bords excessivement bombés.
Hustedt (1930) la représente avec les bords plus ou moins bombés.Ce dernier la décrit néanmoins "avec des bords presque parallèles".
A noter que la var.perelliptica de P.episcopalis dans Diatoms of Europe prend nettement un air de P.divergens alors que la variété linearis de P.divergens prend une allure de P.épiscopalis (les deux provenant de Finlande apparemment du même prélèvement ).
D'après ces éléments, ces deux espèces semblent très polymorphes : plusieurs variétés ou sous espèces ont d'ailleurs été décrites pour P.divergens, un nombre moins conséquent pour P.episcopalis!
Il faut donc trouver d'autres caractères que longueur,largeur,nombre et aspect des stries,,extrémité proximale et distale du raphé,aréa distale, ....et contour général , pour séparer les deux espèces
Les deux espèces apparaissent dans Krammer Lange Bertalot (Süsswasser Flora),dans Krammer (Die Gattung Pinnularia von Bayern) , dans Hustedt (Bacillariophyta), et dans Krammer (Diatoms of Europe)
Pour Hustedt , le caractère déterminant de P.divergens est la présence de l'épaississement de la membrane au niveau des parties externes du stauros, comme on le voit ici : http://www.lenaturaliste.net/forum/view ... =90&t=1864
Krammer relève également cet épaississement parfois seulement visible en faisant jouer la mise au point doucement.
Les autres caractères considérés chez P.divergens : la divergence et convergence des stries, l'aspect en baïonnette de la fissure terminale, sont également présents chez P.épiscopalis.
Répartition:
P.episcopalis est une espèce rare, présente dans les régions alpines et nordiques ainsi que dans du matériel fossile provenant des USA où elle est fréquente (exemple :Cherryfield).
P.divergens également montagnarde semble plus fréquente (rare en plaine).
Conclusion:
Pour pouvoir faire la différence entre P.episcopalis et P.divergens, il faut pouvoir mettre en évidence ou non , l'existence de ces renforcement des parois au niveau du stauros.Voir ci-dessous: Ces épaississements peuvent ne pas apparaître lorsque la mise au point est trop en arrière ou trop en avant.
De même des artefacts chromatiques peuvent donner l'illusion d'épaississement du stauros.
Il est donc nécessaire de photographier ces espèces en noir et blanc à des niveaux de focalisations multiples sans compilation.
Si vous avez des exemples ou d'autres éléments permettant de séparer ces deux espèces, n'hésitez pas!!