Fourmi [Myrmica rubra]
Posté : 22 sept. 2025 10:20
Bonjour à tous,
trouvées en train de s’occuper d’une chenille morte* sur un carrelage extérieur, à 50 cm de ma piscine (région d'Agen), ces fourmis m’ont permis d’entrouvrir la porte de la myrmécologie. Eh bien si on galère parfois à déterminer desmidiées, amibes anc C°, le monde des fourmis est pas mal costaud !
Parti pour n’observer que l’appareil buccal, je me suis pris à vouloir déterminer… fatale erreur chronophage.
J’y ai passé des jours et des dizaines de photos, chaque avancée m’amenant à aller vers les détails.
Première chose sûre, pour le genre c’est une myrmicinae : pétiole plus postpétiole, gastre arrondi, dard (discret et rétractable, ce que je n’avais pas vu de prime abord).
Mes errements et égarements successifs m’ont amené à Myrmica rubra Linné 1753 (Fourmi rouge) avec, cependant, un doute : Myrmica rubra est donnée pour 3,5 mm de longueur contre 2,8 mm pour la présente (j’ai aussi trouvé « les ouvrières ne dépassent pas 3-4 mm »).
Il existe un tas de sous-espèces locales, alors ?
Cette détermination reste donc sujette à discussion, amis myrmécologues bienvenus.
* un des comportements alimentaires de Myrmica rubra.
Ouvrage téléchargeable gratuitement, pour qui s’y intéresse (ne concerne que le genre Myrmica) :
A.G. Radchenko et G.W. Elmes « Myrmica ants » 800 pages approx.
https://antvid.org/PDF/radchenko___elme ... _world.pdf
Question pratique j’ai galéré, aussi !.
Mises en soude à 10% avec l’espoir de pouvoir aplatir…macache : la cuticule est costaude.
Traitement et observation avec acide lactique : on obtient un bon éclaircissement, action lente.
Liquide glycériné : comme dans les autres cas, on doit être patient et attendre que disparaissent les bulles d’air.
Toutes mes excuses pour la longueur du sujet qui va prendre au moins 2 pages.
En premier, du général pour finir avec des détails.
Pour la photo ci-dessous, l'honnêteté m'oblige à dire que la patte I gauche est, en fait, la patte droite (tour de passe-passe numérique la vraie patte gauche étant repliée)
Ici les tergites sont bien visibles (photo prise sans lamelle, l'insecte étant encore enduit du médium)
Les palpes se sont retrouvés dirigés vers l'arrière.
trouvées en train de s’occuper d’une chenille morte* sur un carrelage extérieur, à 50 cm de ma piscine (région d'Agen), ces fourmis m’ont permis d’entrouvrir la porte de la myrmécologie. Eh bien si on galère parfois à déterminer desmidiées, amibes anc C°, le monde des fourmis est pas mal costaud !
Parti pour n’observer que l’appareil buccal, je me suis pris à vouloir déterminer… fatale erreur chronophage.
J’y ai passé des jours et des dizaines de photos, chaque avancée m’amenant à aller vers les détails.
Première chose sûre, pour le genre c’est une myrmicinae : pétiole plus postpétiole, gastre arrondi, dard (discret et rétractable, ce que je n’avais pas vu de prime abord).
Mes errements et égarements successifs m’ont amené à Myrmica rubra Linné 1753 (Fourmi rouge) avec, cependant, un doute : Myrmica rubra est donnée pour 3,5 mm de longueur contre 2,8 mm pour la présente (j’ai aussi trouvé « les ouvrières ne dépassent pas 3-4 mm »).
Il existe un tas de sous-espèces locales, alors ?
Cette détermination reste donc sujette à discussion, amis myrmécologues bienvenus.
* un des comportements alimentaires de Myrmica rubra.
Ouvrage téléchargeable gratuitement, pour qui s’y intéresse (ne concerne que le genre Myrmica) :
A.G. Radchenko et G.W. Elmes « Myrmica ants » 800 pages approx.
https://antvid.org/PDF/radchenko___elme ... _world.pdf
Question pratique j’ai galéré, aussi !.
Mises en soude à 10% avec l’espoir de pouvoir aplatir…macache : la cuticule est costaude.
Traitement et observation avec acide lactique : on obtient un bon éclaircissement, action lente.
Liquide glycériné : comme dans les autres cas, on doit être patient et attendre que disparaissent les bulles d’air.
Toutes mes excuses pour la longueur du sujet qui va prendre au moins 2 pages.
En premier, du général pour finir avec des détails.
Pour la photo ci-dessous, l'honnêteté m'oblige à dire que la patte I gauche est, en fait, la patte droite (tour de passe-passe numérique la vraie patte gauche étant repliée)
Ici les tergites sont bien visibles (photo prise sans lamelle, l'insecte étant encore enduit du médium)
Les palpes se sont retrouvés dirigés vers l'arrière.