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Pollen de bouilon blanc...

Posté : 25 juil. 2016 10:36
par 6le20
Bonjour à tous

le pollen du bouillon blanc a été joliment présenté par Catherine aussi n'ayant rien à amener de plus je n'ouvre pas un nouveau sujet pour le présenter.

Par contre en faisant des recherches sur le forum pour voir ce que les membres nous avaient offert concernant cette espèce, j'ai trouvé ce sujet de Patrice qui nous offre de magnifiques photos du pollen de cette espèce réalisées au MEB.

Ce n'est pas la première fois que je constate que la structure d'un grain de pollen peut sembler totalement différente selon les auteurs et leur matériel. Sans parler des variations intra-spécifiques (différence de dimension entre les grains de Catherine et les miens par exemple), ou régionales comme j'ai eu la surprise de le mettre en évidence avec le Calendula.

Et voici ce que pour ma part j'ai réalisé sur l'espèce Verbascum thapsus Linné, 1753 ; Molène Bouillon blanc (Scrophulariaceae), rencontrée en fleurs à Fabrezan (11) en juillet 2016 :
Verbascum thapsus-3aFl-Fabrezan-07 2016-LG.jpg
Verbascum thapsus-3aFl-Fabrezan-07 2016-LG.jpg (68.2 Kio) Vu 3064 fois
Et ma version de son pollen tricolporé et fortement réticulé, avec des alvéoles pouvant atteindre 1,3 µm (encadré). Il mesure ici entre 21 et 24 µm.
Verbascum thapsus-4aPol-Fab-07 2016-LG.jpg
Verbascum thapsus-4aPol-Fab-07 2016-LG.jpg (77.07 Kio) Vu 3061 fois

Si le pollen est un moyen facilement accessible pour se mettre à la microscopie (expérience personnelle directe ! :mrgreen: ), la palynologie est en revanche bien plus complexe qu'il n'y parait... :D et le choix des photos que nous sommes amenés à faire influent grandement sur la représentation que nous en avons.
André dans son cheminement personnel sur le sujet (au moins une décennie d'après ce que j'ai pu voir sur différents forums !), nous montre une progression exemplaire sur ces choix, par la recherche et la mise en évidence de détails qui échappent aux débutants...

En résumé : le pollen est un bon sujet pour s'y mettre... et le demeure pour progresser..., tout en permettant à chacun de mettre en évidence d’intéressantes variations par la vision qu'il en offre.

Re: Pollen de bouilon blanc...

Posté : 26 juil. 2016 18:51
par André
Bonjour Sylvain
Je suis tout à fait d'accord avec toi et te remercie d'ailleurs de persévérer dans l'étude des pollens , que ce soit sur des représentants de la flore indigène ou sur les espèces exotiques que tu nous fais découvrir par la même occasion.

Effectivement à force d'en observer on découvre petit à petit les caractères permettant de les décrire . Ce qui est intéressant également c'est que dans une même familles il y a parfois des disparités de structure des pollens.
D'ailleurs le microscope optique n'a pas dit son dernier mot face au MEB en ce qui concerne les pollens. Ton exemple du bouillon blanc est particulièrement parlant : les photos de Patrice ne permettent pas de remonter au bouillon blanc dans la mesure où le caractère " apertures tricolporées" est totalement inobservable.
Est-ce dû au traitement préalable des grains, au vide ...?
N'hésite pas à compléter le sujet dans les Collections, car les approches des différents auteurs ne sont pas les mêmes !

Re: Pollen de bouilon blanc...

Posté : 27 juil. 2016 11:43
par 6le20
André a écrit :D'ailleurs le microscope optique n'a pas dit son dernier mot face au MEB en ce qui concerne les pollens. Ton exemple du bouillon blanc est particulièrement parlant : les photos de Patrice ne permettent pas de remonter au bouillon blanc dans la mesure où le caractère " apertures tricolporées" est totalement inobservable.
Est-ce dû au traitement préalable des grains, au vide ...?!
Bonjour André, tous...
Effectivement le MEB est un reflet de la surface, alors que le microscope optique permet de pénétrer au-delà et de mettre en évidence des structures inaccessibles au MEB.


Dans l'approche que nous avons, lors de la préparation de la lame, certaines espèces se présentent toujours de la même manière, par exemple sous forme de grains couchés sur leur plus grande longueur (comme l'exemple MEB cité), mais parfois aussi de grains debout comme des culbutos !
Je suppose qu'il y a une histoire de centre de gravité du grain qui pousse à cette uniformité de sa présentation sur une même lame. C'est seulement en explorant attentivement toute la lame que, si on a de la chance, l'on peut rencontrer des anomalies où un grain va se présenter d'une autre manière, généralement dans un amas.