La "déformation" chez les ciliés
Posté : 08 nov. 2015 17:26
J'ouvre ce fil pour commenter la remarque de Phil (Vardar) au sujet de la méthode du gel des téguments de Psyllium pour ralentir les protozoaires : "La 2e méthode semble induire des déformations du cilié me semble t il."
http://www.lenaturaliste.net/forum/view ... 738#p96718
Est-ce la méthode qui induit une déformation et qu'est-ce au fait qu'une déformation pour un protozoaire ?
Devrait-on comprendre ce terme dans un sens négatif ?
Les amibes donnent un exemple extrême d'organismes protéiformes - elles sont capables de changer de forme pour mieux s'adapter à leur environnement. Les formes que peuvent prendre les amibes qui nagent sont encore plus variées que celles des amibes rampantes et les photos d'amibes flottantes ou nageantes sont assez rares dans les forums:
C'est une image prétexte - une seule préparation mais je ne suis pas sûr qu'il s'agisse de la même amibe
Certains ciliés possèdent aussi cette souplesse, cette faculté de s'étirer afin de mieux profiter des interstices du biotope naturel. Cette faculté est plus ou moins présente selon les genres et espèces. Les ciliés qui peuvent se dé-former sont probablement aussi ceux qui montrent un thigmotactisme élevé.
Je pense que les interstices du gel des téguments gorgés d'eau de Psyllium peuvent bien représenter un biotope naturel - même entre lame et lamelle - et que cette méthode est intéressante pour investiguer les capacités de "souplesse" et de thigmotactisme des différents ciliés.
La photo suivante montre ce que j'appellerais une vraie déformation au sens négatif. Il s'agit d'une culture de Tetrahymena pyriformis nourrie avec des Legionella parisiensis. Dans ce cas, les bactéries pathogènes provoquent des "maux de ventre" aux protos et même plus...
Ce que je trouve vraiment motivant dans l'observation des protos, c'est d'essayer de quitter notre dimension (et mentalité) métrique habituelle et de se mettre à leur niveau...
Amicalement Bernard
http://www.lenaturaliste.net/forum/view ... 738#p96718
Est-ce la méthode qui induit une déformation et qu'est-ce au fait qu'une déformation pour un protozoaire ?
Devrait-on comprendre ce terme dans un sens négatif ?
Les amibes donnent un exemple extrême d'organismes protéiformes - elles sont capables de changer de forme pour mieux s'adapter à leur environnement. Les formes que peuvent prendre les amibes qui nagent sont encore plus variées que celles des amibes rampantes et les photos d'amibes flottantes ou nageantes sont assez rares dans les forums:
C'est une image prétexte - une seule préparation mais je ne suis pas sûr qu'il s'agisse de la même amibe
Certains ciliés possèdent aussi cette souplesse, cette faculté de s'étirer afin de mieux profiter des interstices du biotope naturel. Cette faculté est plus ou moins présente selon les genres et espèces. Les ciliés qui peuvent se dé-former sont probablement aussi ceux qui montrent un thigmotactisme élevé.
Je pense que les interstices du gel des téguments gorgés d'eau de Psyllium peuvent bien représenter un biotope naturel - même entre lame et lamelle - et que cette méthode est intéressante pour investiguer les capacités de "souplesse" et de thigmotactisme des différents ciliés.
La photo suivante montre ce que j'appellerais une vraie déformation au sens négatif. Il s'agit d'une culture de Tetrahymena pyriformis nourrie avec des Legionella parisiensis. Dans ce cas, les bactéries pathogènes provoquent des "maux de ventre" aux protos et même plus...
Ce que je trouve vraiment motivant dans l'observation des protos, c'est d'essayer de quitter notre dimension (et mentalité) métrique habituelle et de se mettre à leur niveau...
Amicalement Bernard