Bonsoir Christian, Fredlab, et tous,
Christian :
D'ailleurs, en regardant la coupe de l'Olympus BH2 donnée par Daniel, je remarque une différence conséquente avec mon Leitz Ortholux 1 : L'ordre de disposition des éléments !
Sur le BH2 on a :
1: Lampe (+ réflecteur arrière)
2: Collecteur
3: Filtre anti IR
4: Diffuseur (dépoli)
5: Filtre sup.
6: Un diaphragme (fixe j'imagine)
7: Miroir 45°
8: Diaphragme de champ
9: Lentille de champ (non réglable j'imagine vu son placement)
Sur un Leitz Ortholux 1 (années 68-70), l'ordre est très différent !
1: Lampe (+ réflecteur arrière)
2+3: Dépoli + Collecteur; En fait, c'est l'arrière de la lentille qui est finement dépolie !
4: Lentille de champ (réglable !)
5: Emplacement filtres sup.
6: Filtre anti IR sur bague coulissante (je l'ai déposé !)
7: Diaphragme de champ
8: Miroir 45°
9: Un simple verre protecteur (le fameux que j'ai cassé "grâce" au Firstcontact...)
La plus grande différence à mon avis, c'est qu'avec l'Ortholux on éclaire directement un dépoli !
Je pense, mais je peux me tromper, que sur ce genre de système du moment où l'on trouve le bon angle de couverture du collecteur, on devrait obtenir quelque chose d'assez efficace..., non ?
L'Ortholux est d'ailleurs très tolérant de ce côté puisque l'on peut lui mettre autant une lampe de poche qu'un flash aux fesses...
Pour illustrer nos propos, je vous propose une vue en coupe de mon Dialux.

- 121123_Coupe de mon Dialux.jpg (79.25 Kio) Vu 5426 fois
On a là en fait trois éclairages de Köhler qui ne se distinguent les uns des autres que par quelques variantes : position du dépoli, présence ou non de filtres, d'un diaphragme supplémentaire sur le BH2, position de la lentille de champ et du diaphragme du même nom avant ou après le miroir de renvoi, etc.
Sur les microscopes de Christian et de Fredlab, on voit que c'est la face plane à l'arrière de la lentille du collecteur qui est dépolie. Sur mon Dialux au contraire, le dépoli est un verre séparé positionné devant le collecteur, mais ça revient au même. Dans l'éclairage de Köhler en effet, le collecteur forme une image de la source lumineuse au niveau du diaphragme d'ouverture dans le condensateur, ce qui exige un réglage assez précis du positionnement de la source lumineuse par rapport au collecteur. Le dépoli sert alors à flouter cette image, permettant ainsi d'éclairer assez uniformément l'intérieur du diaphragme d'ouverture même si la source est mal positionnée, même si on met une lampe de poche ou un flash aux fesses du microscope.
Avantage du dépoli : Plus de réglage à faire, ou presque !
Inconvénient du dépoli : il fait perdre beaucoup de lumière !
J'ai enlevé celui de mon microscope puisque c'est un verre séparé. Quand la source lumineuse est bien positionnée, je peux voir son image à la sortie de l'objectif du microscope, un oculaire étant enlevé. (C'est d'ailleurs comme ça que je procède au réglage.) En observation normale, 20 à 50mA sont largement suffisants pour alimenter la LED. Je peux aussi faire des photos au dessus d'un oculaire avec un APN à 100 ASA et à une vitesse supérieure au 1/1000em de seconde. Le rendement lumineux est donc très bon quand on peut enlever ce fichu dépoli.
Fredlab :
Quelques expériences et mesures cet après-midi.
J'ai retiré le boitier et l'ampoule du BH2 - j'ai mis au cul un projecteur diapos (Kindermann - 150 W... je n'ai pas sorti le Pradovit) et avec ou sans objectif (Colorplan 90 CF 2,5), en approchant ou en reculant la source, en focalisant le rai lumineux...
Il y a bien sûr quelques progrès d'un point de vue lumière, je passe grosso modo de 1/4 seconde (20 W halogène) à 1/50 sur le même genre de sujet avec le projecteur... bien sûr, tout ceci demande à être réglé, mais pour figer des protozaires, ça n'est pas encore ça...
En effet, on perd énormément de lumière. Explication.

- 121123_Eclairage avec le projecteur de Fredt.jpg (30.59 Kio) Vu 5422 fois
Sur la figure du haut, on a de droite à gauche le filament de l'ampoule et le collecteur représenté par une lentille plan-convexe. Le flux lumineux qui en sort vers la gauche est sensiblement parallèle et dirigé vers le diaphragme de champ. Tout va bien.
Sur la figure du bas, l'ampoule est remplacée par le projecteur qui envoie un flux lumineux sensiblement parallèle ou peu divergeant dans le collecteur. Dans ces conditions, le flux lumineux sortant du collecteur vers la gauche converge dans une zone proche de ce dernier et diverge ensuite. Très peu de lumière arrive donc jusqu'au diaphragme de champ.
On pourrait essayer en enlevant le collecteur. Mais il faudrait bien laisser le verre anti-calorique et peut-être en rajouter un second par précaution, car autrement on risquerait de faire des dégâts dans le microscope...
