Re: Proxiphoto pour pas cher
Posté : 07 mai 2010 12:44
par bino
Bonjour,
Il m'est dit : "pourra servir à la proxiphotographie, mais pas à la macro...", mais justement, et depuis mon premier message, je n'arrête pas de dire que je veux juste faire de la proxiphotograhie, avec un boîtier pas encombrant, utilisé sur le terrain, comme bloc note iconographique...
Je n'ai jamais dit, non plus, que je voulais monter l'appareil sur un microscope ou une loupe binoculaire, au contraire, j'ai bien précisé, dès le départ, qu'il n'était pas question de cet usage, puisque j'ai déjà une caméra oculaire...
Je parle de loupe et de microscope qu'uniquement dans le contexte du paragraphe ci-après, dans le message actuel.
Quant à l'astronomie, je n'en ai anecdotiquement parlé que pour dire que, dans ce domaine aussi , le montage oculaire + objectif photographique est également employé, et que j'ai aussi personnellement utilisé cette combinaison optique en microscopie, avec un Box Kodak. Voilà, juste comme une information annexe, pour tout le monde...
Bref , Christian, je ne comprends pas bien le sens de ton dernier message..., car à la relecture des miens, ils me semblent pourtant cohérents et surtout bien axés sur la même problématique, depuis le début : faire de la proxiphotographie (rapports entre 1:10 et 1:2, ou 1:1 si possible), avec un engin numérique correct, et compact (donc léger), sur le terrain, pour des images sous forme informatique et plus rarement imprimées au format A5 tout au plus (très exceptionnellement A4).
Petit détail technique : l'ouverture optique du G11 n'est pas toujours à f/4,5, mais elle varie entre f/2,8 et f/4,5 selon la focale (f/4,5, c'est zoom à fond en position télé).
Autre détail technique, au sujet des fichiers RAW, j'ai bien lu jusqu'au bout, et je cite : "... les images capturées en RAW ne sont pas exploitables directement ; grâce à un programme propriétaire elles doivent être transférées dans un ordinateur, ouvertes, traitées, converties dans un format informatique normalisé..." et un peu plus loin : "... la structure et les algorithmes des fichiers RAW diffèrent selon les marques et ils ne sont généralement pas compatibles entre eux...".
Source : Cours de photographie numérique, René Boulllot, Dunod, 2004.
Cordialement.
Re: Proxiphoto pour pas cher
Posté : 08 mai 2010 13:19
par bino
Bonjour à tous,
Et merci pour les dernières contributions, depuis mon message antérieur.
OK, pour le téléphone portable servant d'appareil photographique. Le "hic", c'est que je n'ai pas de portable-photo.
J'ai simplement un vieux et petit portable dans ma voiture, juste pour pouvoir appeler des secours, en cas de besoin (via les numéros d'urgence, qui sont toujours accessibles sans aucun abonnement à un réseau quelconque).
Et, j'avoue ne pas souhaiter investir dans un portable perfectionné, même si je commence à penser qu'il n'en reste plus beaucoup comme moi dans le pays (je crois que le taux d'équipement en portables, est autour de 90 % de la population, désormais).
Pour en revenir à la proxiphotographie, il n'est décidément pas facile de résoudre mon équation de base (appareil compact, descendant au rapport 1:1, avec de bonnes performances), puisque vous avez aussi souligné les points faibles du Canon G11.
Au sujet de la fermeture maximale de diaphragme à f/8, je me demande si ce n'est pas volontaire car, toujours dans le bouquin de Bouillot, il y a un passage où il explique, formules mathématiques à l'appui, que dès que l'on va vers les trop petites ouvertures de diaphragme, l'effet de la difraction est tel que la définition de l'image chute fortement.
Du coup, il semble considérer qu'en matière de finesse de l'image, il convient, avec les appareils numériques, de ne pas trop fermer le diaphragme, et nettement avant ce qui était conseillé pour de l'argentique.
Il existe un lien, toujours selon lui, entre la taille du pixel et l'ouverture (ou plutôt la fermeture) du diaphragme à ne pas dépasser.
Par exemple : f/8,7 pour un pixel de 2,9 µm ; f/12 pour un pixel de 4,0 µm ; f/15 pour un pixel de 5 µm, etc.
La formule simplifiée et générique étant : f/n (minimum) = p (µm) x 2,12
J'ignore la taille du pixel sur le Canon G11, mais si elle est autour de 3 µm, cela peut expliquer que le diaphragme ne va pas au-delà de f/8 (alors que techniquement, comme économiquement, rien n'empêchait de fermer jusqu'à f/22 ou plus encore, comme sur certaines chambres à plaques qui vont jusqu'à f/64).
Cordialement.
Re: Proxiphoto pour pas cher
Posté : 11 mai 2010 11:41
par bino
Bonjour,
Après lecture de ces trois ouvrages :
* Cour de photographie numérique, de René Bouillot, chez Dunod, 2004
* La pratique du reflex numérique, de René Bouillot, chez Editions MV, 2006
* Macro, gros plans & photographie numérique, de John Clements, chez Dunod, 2006
Je dégage certaines impressions fortes.
Tout d'abord, que les moyens d'intervention sur l'image numérique, tant au moment de la prise de vue que du traitement ultérieur, avec l'ordinateur, sont réellement sans commune mesure avec ce qui était possible avec l'image argentique (au moyen du couple vitesse/diaphragme, de filtres éventuels ; puis, en jouant sur le masquage et le contretypage).
Comment, en argentique (à la prise de vue, ou bien au laboratoire), être capable de travailler une image, comme c'est possible en numérique, en terme de contraste, de luminosité, d'acutance, de colorimétrie (balance et saturation)... Surtout, si l'on ajoute que ces interventions, en numérique, peuvent être conduites couche RVB par couche RVB, et plus encore, zone de l'image par zone de l'image (aussi petite soit-elle). Et, si l'on ajoute les opérations du type : flou gaussien, étendue dynamique, accentuation, réduction du bruit, masquage au pixel près, emploi des calques, etc. Il est évident que cela n'a jamais été possible en argentique...
Et, contrairement au numérique, certaines opérations possibles en argentiques étaient également définitives (renforcement ou atténuation du négatif, usage de filtres à la prise de vue).
L'examen détaillé des traitements appliqués à toutes les images du troisième ouvrage, celui sur la macrophotographie, montre bien que toutes ces opérations citées ne sont pas exceptionnelles, mais courantes et nécessaires pour optimiser le rendu des images prises.
Donc, je n'aborde même pas les fonctions "ésotériques" des logiciels de traitement d'image...
Les logiciels les plus employés, pour tout ce travail, sont :
* Photoshop Pro
* PhotoPaint
* Painter
* Nikon Capture
Certains ne sont pas donnés (notamment le Photoshop Pro), et il est intéressant de se demander ce que le monde du freeware peut nous proposer, sinon en équivalence, au moins en bons outils de travail.
Là, je laisse les autres membres me signaler ce qui existe, ce qu'ils utilisent, et ce qu'ils en pensent (et pourquoi), en matière de logiciels de traitement d'images gratuits, et je les en remercie d'avance.
Il est également à noter que l'imagerie numérique a rendu quelques techniques de prises de vues spéciales bien plus difficiles qu'avant (et avec de l'argentique).
Tout d'abord, j'aborde la prise de vue en infrarouge, qui nécessite d'avoir un ancien boîtier (dont le filtre du CCD est moins efficace dans le spectre infrarouge), ou bien un boîtier plus récent dont le filtre IR a été enlevé (une opération très délicate, et/ou coûteuse) ce qui le rend ensuite uniquement utilisable en IR, après cette modification (sauf à lui adjoindre un filtre de blocage de l'IR, externe et vissé sur l'optique, dont le prix est très élevé).
En argentique, il suffisait d'avoir un filtre rouge ou IR, et d'acheter le film IR N&B.
De plus, il n'existe pas de moyen d'avoir, en numérique, l'équivalent de ce que donnait le film IR "fausses couleurs", qui ne demandait qu'un simple filtre jaune moyen sur l'objectif, et l'utilisation de cette pellicule.
Quant à la photographie en UVA, si elle demeure possible, là aussi, elle convient plus à certains boîtiers qu'a d'autres, suivant la perméabilité de leur optique et de leur CCD aux rayons UVA. Il est à noter qu'il n'en est même plus fait mention dans le deuxième ouvrage (cité en tête de ce message), alors que tout un chapitre lui était consacré, dans les versions antérieures (celles sur les boîtiers argentiques).
Tout cela est bien dommage, car en écologie et en botanique, donc dans certains domaines chers au naturaliste, l'emploi des IR et des UVA avait un réel intérêt documentaire, en faisant apparaître des informations qui étaient invisibles sur les émulsions normales (spectre visible).
Personnellement, je regrette particulièrement le Kodak Aero (fausses couleurs) qui était vraiment intéressant à utiliser (mais pas bradés par Kodak, non plus...).
Pour moi, les avantages évidents du numérique sont :
* Le faible coût à l'usage, puisqu'il n'y à pas de consommation de pellicule proportionnelle au nombre des images prises ; et pas de frais de laboratoire non plus, également proportionnels au nombre d'images traitées (chimie, papiers, etc.). En effet, une fois le boîtier et le logiciel de traitement d'image acquis, le coût à l'usage est le même que ce soit pour une ou bien pour mille images (consommation électrique mise à part).
Naturellement, je raisonne pour un amateur qui n'imprime pas ses images numériques. Et encore, même dans ce cas, le fait que l'on ne tire sur papier que le haut du panier fait que l'on économise, par rapport au tirage systématique (images complètement plantées mises à part) de tous les négatifs, qui prévalait en argentique (laboratoire couleur industriel).
* L'absence de perte financière sur les images ratées (on efface simplement, et on recommence, tandis qu'en argentique, que l'image soit bonne ou pas, elle a définitivement consommé de la pellicule).
* Les possibilités de transformation de l'image initiale, pour en faire presque ce que l'on veut, autant de fois que l'on veut, et d'autant de façons que l'on veut.
J'ai trouvé, dans le deuxième titre cité, une tableau des tirages mécaniques des boîtiers reflex, selon leur marque. Une information jamais vue précédemment, et qui, couplée avec des informations sur les diamètres des montures d'objectif, permet de savoir si tel objectif de telle marque peut aller sur tel boîtier de telle autre marque, au moyen d'une bague d'adaptation commerciale ou spécialement conçue à cette fin (mais le plus souvent en perdant certaines fonctionnalités : MAP automatique, etc.). Et aussi de savoir si la mise au point à l'infini sera conservée, ou pas.
Il est également indiqué, dans ce livre, que la firme Pentax semble être celle qui s'est le plus donné la peine de permettre d'utiliser les optiques anciennes encore détenues par les utilisateurs, sur les boîtiers récents (autrement dit d'assurer la compatibilité ascendante des optiques, mais encore une fois en perdant certains des automatismes, ce qui n'est pas très grave en proxiphotographie où le mode manuel est souvent utilisé).
Autre passage intéressant, celui qui montre que les cellules autonomes ont parfois encore leur usage, en photographie numérique.
Par contre, l'utilisateur est bien mis en garde sur les risques potentiels, pour le boîtier numérique, d'y connecter des flashs anciens, ou bien non spécifiques de la marque, via la griffe porte-accessoire. Dans certains cas, cela peut mettre en panne définitive le boîtier.
Du coup, cela jette le doute sur la possibilité d'utiliser mon flash annulaire Hama, avec un appareil numérique. Une opération que j'évoquais dans un des messages antérieurs de ce thème.
Autre commentaire que j'ai relevé : quand l'auteur dit que, pour lui, le format 24 x 36 numérique devrait finir par devenir la norme, notamment pour les reflex, à terme, avec la disparition progressives des CCD de taille inférieure. Il fait alors remarquer que toutes les optiques adaptées à ces formats de CCD inférieurs au 24 x 36, deviendront complètement inutiles, faute de boîtier d'occasion adapté (avec leur disparition progressive, pour cause de panne, etc.).
Et, il conseille donc de plutôt acquérir des optiques couvrant le 24 x 36, même si elles sont actuellement utilisées sur des boîtiers pourvus de dalles CCD plus petites. D'autant plus qu'ainsi, et avec ces boîtiers, on bénéficie de plusieurs avantages :
* On n'utilise que la partie centrale de la couverture réelle de l'optique 24 x 36, celle où les performances de l'objectif sont optimales.
* Du fait du coefficient multiplicateur de la focale de l'objectif (à cause de la différence de taille entre le CCD 24 x 36 et le CCD de taille inférieure), et qui varie le plus souvent entre x 1,4 et x 2, on peut bénéficier d'une gain financier net.
Par exemple, supposons que l'on a un téléobjectif pour 24 x 36 numérique, de 200 mm ouvert à f/4, et que le coefficient multiplicateur soit de x 2, alors il devient un 400 mm toujours ouvert à f/4, mais le prix d'un vrai 400 mm à f/4 conçu pour la petite dalle CCD est bien plus élevé que celui d'un objectif 200 mm f/4 conçu pour un CCD 24 x 36 (et utilisé sur une plus petite dalle CCD).
* Enfin, en privilégiant des optiques pour 24 x 36 numérique, même utilisées avec des boîtiers dont le CCD est plus petit, on s'offre la possibilité de pouvoir toujours utiliser ces mêmes optiques, le jour où l'on achètera un boîtier numérique 24 x 36.
Il y a aussi sa promotion du format de fichier DNG, en lieu et place du RAW, car pour ce dernier, il suppose que certaines images anciennes en RAW pourraient ne plus être accessibles avec les évolutions à venir des logiciels pour le RAW, qui pourraient ne plus prendre en compte les versions très anciennes des fichiers RAW.
Je me contente de remarquer que cette pérénité de l'accessibilité des données informatiques, en général (pas que les images), est un vrai problème. Accéder à des disquettes de 8 pouces, de 5,25 pouces, de 5 pouces (Amstrad), ZIp magnéto-optiques, cartouches de sauvegardes diverses, etc., pose déjà de gros problèmes de hardware.
Pour peu que le formatage soit exotique, et aussi le format du fichier, cela vire vite au complexe en matière de software (songez à des disquettes formatées par un Tandy, par exemple ; et pensez à un fichier de texte au format Wordstar ou Sprint...).
Or, un fichier ancien peut contenir des informations qui sont encore utiles et auxquelles on souhaite pouvoir accéder. Du coup j'ai encore l'utilité de très anciens logiciels seuls capables de lire des images dans des formats qui ne sont plus utilisés, pour diverses raisons (y compris des conflits de copyright en matière de format, par exemple, si je me souvient bien, comme avec le GIF). Et aussi, de pouvoir encore lire et imprimer des fichiers de textes (ou de dessins) qui ont été sauvegardés dans le format propriétaire du logiciel alors utilisé, et désormais obsolète, mais qui est encore indispensable car, sans lui, le texte serait ramené à du TXT brut, avec perte de toute la mise en page ; et les dessins seraient simplement irreproductibles...
Je souligne que certains logiciels travaillant en DOS ne sont pas les plus mauvais pour cette situation. Je pense à ce freeware, acquis dans les années 1980, et qui permet de convertir des images dans plein de formats (GIF, MAG, PIC, SunRaster, JPEG, XBM, RLE, PMB, PGM, PPM, PCX, MKI, Tiff, Targa, XPM, Mac Paint, GEM/IMG, IFF/ILBM, BMP, QRT, Mac PICT, VIS, PDS, Viking, Vicar, FITS, Face, IRIS, plus les animations : di, fli, flc, raw (DMPEG), en travaillant entre 8 bits et 24 bits, sans limitation de la taille du fichier. Seule contrainte, il ne sait tourner qu'en situation DOS réelle (avec RAM de base ne dépassant pas 640 Mo, donc sans Himem ni Emm 386, pour les connaisseurs).
Pour en revenir à mes lectures, voilà tout ce que j'ai essentiellement retenu de la consultation des trois livres cités, ce qui m'a permis un rapide bon vers le haut, en matière de connaissance de la technologique numérique et de ses usages.
De ce fait, il est vrai que l'option du reflex numérique, comme choix possible d'un appareil d'usage standard et de proxiphotographie, en sort renforcé. Mais pour accéder à quelque chose de pas trop basique, la note monte nettement, par rapport à un compact de haut de gamme, ou un bridge.
Je souligne enfin que la lecture du troisième ouvrage (sur la macro) démontre que même avec des APS ou des APN, on peut obtenir des images superbes, et tirables en 24 x 30, pour vente en galerie...
Cordialement.