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Re: Bouin (fixateur)

Posté : 23 janv. 2013 16:17
par KATZEN
Pour le Bouin ,une adresse ici :http://www.socimed.com/customer/account/create/

aussi un N° de tel pour poser la question de la facture pro format,si c'est pour ton bahut donc Éducation Nationale ils peuvent peut être accepter bien que ,je crois que l'EN ,a ses propres fournisseurs...


Conseil avant vente:
Tel : 0033(0)149988672
Expédition rapide
Suivi de colis
Fiches techniques détaillées

Je confirme que le Bouin est réservé a la fixation des tissus animaux.

Formule du M.LANGERON :

Picroformol de BOUIN : (1897)

Solution aqueuse saturée d'acide picrique .........30 vol
Formol à 40 % .........................................10 vol
Acide acétique cristallisable ........................ 2 vol

si ça peut t'aider.

Pour les tissus végétaux j'ai fait de très nombreux essais avec le protocole des tissus animaux pour inclusion en paraffine, oublie ça ne marche pas !! quand au PEG cela marche avec de petits fragments genre lichens ou lamelles de champignons, mais je ne sais pas le protocole pour les coupes de tiges ou de racines standards.Le fait de plonger de petits fragments de tige ou de racine dans le peg chaud ne permets pas la pénétration suffisante et l'eau libérée entraine un rétraction avec aspect ratatiné des tiges.si quelqu'un a un protocole pour l'inclusion des tissus végétaux (tiges -racines)je suis preneur !! :D

Pour Alain Maraussan je suis preneur aussi de ses protocoles. Merci d'avance.

A+

Re: Bouin (fixateur)

Posté : 23 janv. 2013 20:04
par Maraussan
Fréderic,
hélas, les protocoles histologiques (botaniques) actualisés en été 2012 constituent une confirmation des protocoles plus anciens, ET à la demande expresse des botanistes en charge des interprétations (1). Il est des cas où un pourcentage non négligeable de compressions, délaminations, déchirements, déformations des coupes peut être toléré, comme par exemple lors de contrôles de routine ou répétitifs d'espèces végétales bien connues. Cela ne pose pas de problème d'interprétation. Il n'en est pas de même sur des espèces nouvelles, où l'intégrité des tissus doit être absolue.
Dans ces conditions hélas, cela reste du domaine de fixateurs dont le formol reste partie constituante (5% dans le F.P.A.)
Et d'inclusions en dérivés de paraffine.
Et de déparaffinage à base d'Histosolve (sans toluène ni xyol, mais qui reste néanmoins un solvant pétrolier)
Etc...

Ces techniques me semblent impossibles à mettre en oeuvre dans un Lycée (2). Elles sont longues (incroyablement plus longues en tissus botaniques qu'en tissus animaux), demande un bordel pas possible de contenants, des précautions particulières, sans parler de la disponibilité des produits, des odeurs (3) etc ...
A part cela, rien de difficile, c'est à la portée d'un opérateur lambda, disposant d'un petit local dédié à cet usage, bien ventilé.


(1) Espèces végétales issuent des collectes de la canopée.
(2) je pensais initialement que le microtome rotatif était destiné à un strict usage personnel, at home.
(3) le WAF des solutions formolées et de l'Histosolve est bas, très très bas.

Re: Bouin (fixateur)

Posté : 23 janv. 2013 20:37
par Fredlab
Hello

OK... bon, alors je vais reprendre le fil à son origine.
Effectivement, on ne se lancera pas dans des coupes destinées à la recherche.

Le microtome qui devrait arriver dans quelques semaines est perso... juste que je pense que je vais le stocker au bahut et je risque d'y faire mes coupes (sauf pendant certaines vacances). Je ne suis pas équipé pour travailler avec des solvants plus ou moins recommandables et je pense qu'une partie des produits seront aussi pris au labo (après tout, mes activités servent aussi à mon enseignement). Je manque aussi de place. Je n'ai pas (encore) de pièce dédiée.

Re: Bouin (fixateur)

Posté : 23 janv. 2013 20:52
par Maraussan
Reste à trouver un labo qui ait une bonne expérience (c'est à dire autre-chose qu'une simple culture livresque ou de copier/coller) des techniques substitutives en histologie botanique... si il existe.
Je ferais le tour d'associations mycologiques francophiles (Marcel Lecomte, Jean Lachapelle, Georges FANNECHERE, par exemple).
Interroger Klauss me semble également indispensable.

Mais en résumé, elles apparaissent hélas décevantes, dans tous les labos de la planète.

Mais j'insiste, les techniques histologiques "classiques" restent tout à fait à la portée d'un opérateur lambda, disposant d'un petit local dédié à cet usage, bien ventilé.