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Dans les
Souvenirs entomologiques de Jean-Henri Fabre, on trouve :
"Voyons cela de près, avec la loupe. On cherche une tête, un ventre, des pattes. De tête, il n'y en a pas absolument ; de ventre et de pattes, non plus ; le tout est une sorte de grosse perle digne de la joaillerie commune obtenue avec le jais. Y a-t-il au moins une segmentation, certificat de l'insecte ? Point. L'objet est lisse à l'égal de l'ivoire poli. Y a-t-il quelques frémissements, quelques indices d'une aptitude à se mouvoir ? Point. Le caillou n'est pas mieux inerte.
Peut-être trouverons-nous à la face inférieure du globule, dans la partie en contact avec le rameau, quelques traces de structure animale. L'objet se détache aisément et sans rupture, à la façon d'une baie. La base est un peu déprimée et enfarinée d'une matière blanche cireuse qui fait office de mastic et donne adhérence. Par un séjour de vingt-quatre heures dans l'alcool, cette matière se dissout et laisse à découvert la région qu'il s'agit d'examiner.
La loupe inspecte scrupuleuse ; elle ne parvient pas à découvrir sur cette base des pattes, des grappins, si menus soient-ils, qui serviraient à fixer l'animal. Elle ne découvre pas non plus de suçoir qui, implanté dans l'écorce, humerait la sève, nourriture indispensable. Moins lisse que le dos, cette partie est aussi nue que le reste. On dirait, en vérité, que le Kermès adhère au rameau par simple encollement et n'a pas avec lui d'autres rapports."
Ça correspond vraiment...
Sauf qu'on est en région parisienne, et pas sur un chêne-vert. Réchauffement climatique ?
Je viens de mettre dans l'Annuaire du Naturaliste une
page sur ScaleNet, site américain de détermination des cochenilles.
Il ressort de tout ça que la malheureuse tenancière du bar à fourmis était très probablement un membre des Kermesidae.
Pour aller plus loin... Il y a plusieurs membres qui vivent sur chênes sessiles, mais je n'en ai pas trouvé avec le même dessin, lequel n'a d'ailleurs pas l'air d'être un critère de détermination.