Bonsoir à tous,
Je reviens sur le baume alcoolique
sensu Locquin & Langeron.
J'avais fait, il y a longtemps, une tentative...
Ratée!
Evidemment, l'alcool 100 est tellement hygrophile que la titrage "absolu" ne dure pas bien longtemps.
Je conserve d'ailleurs désormais le mien dans un flacon (également bouché à l'émeri, comme celui du baume) que je remplis, au fur et à mesure de l'utilisation, par des billes de verre (les "calots" des enfants...).
Le niveau est ainsi toujours au max. admissible par la bouteille (fermeture à faire refluer l'excès, plus d'air entre le bouchon et la surface de l'éthanol).
On peut vérifier vite fait: du sulfate de cuivre anhydre humecté d'alcool
a priori absolu redevient vite bleu, si présence d'eau.
Pour rendre le sulfate de cuivre anhydre, il suffit de chauffer les cristaux bleus au four, ils blanchissent.
Par ailleurs, le baume du Canada est accusé de devenir jaune avec le temps.
C'est vrai, mais est-ce si grave?
J'ai ici de vieilles préparations (un siècle je pense), certes jaunies, mais parfaitement lisibles.
Pour info., au labo, nous conservions les spécimens d'ambre renfermant des insectes fossiles dans des tronçons de tubes à essai, coupés à bonne profondeur, noyés dans du baume du Canada.
Impeccable!
Prévoir aussi deux types de baume: un bien sirupeux (éventuellement en tube), et un autre liquide.
Le baume liquide permet directement d'y disséquer (des pièces buccales d'arthropodes par exemple) sans risque de perte de petits bouts (les maxilles en particulier semblent avoir une vie propre!

) et surtout de disposer les pièces selon un protocole fixe (facilité de comparaison entre lames).
Lorsque le baume liquide commence à sécher (et cela va assez vite) on complète avec du baume sirupeux, puis lamelle et étuve...
Voilà, c'est un peu en vrac, mais hope this can help
Amicalement
Gérard